eJournals Vox Romanica 79/1

Vox Romanica
vox
0042-899X
2941-0916
Francke Verlag Tübingen
10.2357/VOX-2020-011
Es handelt sich um einen Open-Access-Artikel, der unter den Bedingungen der Lizenz CC by 4.0 veröffentlicht wurde.http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/121
2020
791 Kristol De Stefani

Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia en el estudio contrastivo de su fraseología

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2020
Santiago  Vicente Llavatahttps://orcid.org/https://orcid.org/0000-0001-8846-2434
Parmi l’ensemble des textes qui composent le grand corpus littéraire de Juan Fernández de Heredia, la critique spécialisée a établi le principe que la Crónica troyana présente un degré élevé de castillanisation par rapport aux autres textes hérédiens (Geijerstam 1989). Deux explications sont proposées pour justifier cette forte présence des formes espagnoles. D’une part, on souligne l’intervention potentielle d’un traducteur bilingue, qui aurait laissé des traces de son idiolecte dans le texte. D’autre part, certaines des versions espagnoles préexistantes de la Matière de Troie auraient pu conditionner la formulation finale et forger un modèle linguistique plus proche de la langue espagnole dans notre texte. Le but de cet article est d’approfondir cette seconde hypothèse en étudiant trois unités phraséologiques représentées dans cette production hérédienne comme sano et salvo, con mano armada y a rotas, qui seront analysées en comparaison avec le reste des versions péninsulaires de la Matière de Troie dérivées de l’Historia destructionis Troiae.
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237 Vox Romanica 79 (2020): 213-243 DOI 10.2357/ VOX-2020-010 Le-premier-élément-signifierait-‘avec’-(b ańKowsKi 1987: 40-44, k retOv 1994: 202) 74 ; - mais alors le k -initial-n’est-pas-expliqué-(5.3).-Les-hypothèses-antérieures-pour-expliquer *kъnsont sans valeur 75 . 5.3 Difficultés Une-difficulté-dans-l’étymologie-de-lit.- ìšarža est que iš- -n’y-a-pas-son-sens-normal- ‘hors’-mais-une-valeur-purement-privative,-qui-n’est-connue-pour-les-représentants- d’i.-e.- *eḱs -qu’en-celtique-(4.1)-et-à-l’état-d’ébauche-sans-lendemain-en-latin-(N46). Une- difficulté- majeure- dans- l’étymologie- de- sl.- *kъnorzъ tient au k initial. Pour b ańKowsKi 1987: 44, suivi par k retOv 1994: 202s., kъnpourrait être un allomorphe de *sъn- -‘avec’-dû-à-la-«dissimilation-de-Meillet».-Cependant-c’est-une-erreur,-car-la- loi de Meillet ne dit pas que *s-s slave devienne k-s , mais que *ḱ , *ǵ( h ) indo-européens deviennent *k , *g en slave (au lieu de s , z )-au-voisinage-d’une-sifflante-(m eillet / v aillant 1934: 27-28) 76 . Or, au témoignage du lituanien są- , le slave sъne doit pas être apparenté au latin cum mais au sanskrit sám (D erkSen 2008: 464, 478) 77 , de sorte que,-si-tel-était-le-préfixe,-la-dissimilation-de-Meillet,-pour-autant-qu’elle-s’applique,- n’aurait-pas-produit- *kъnorzъ mais *sъnorgъ . 5.4 Hypothèse Une-façon-de-rendre-compte-de-ces-deux-anomalies-(5.3),-tout- en-conservant-dans- leur principe les étymologies citées ci-dessus pour lit. ìšarža (5.1) et sl. *kъnorzъ (5.2), serait de supposer que des mots celtiques *eχs-orgoet *kom-orgoont été calqués en slave par *iz-arza- , *kən-arza- 78 , puis que le premier au moins a été calqué à son tour-en-baltique-par- *iš-aržā ,-tout-cela-avant-la-disparition-du-mot-base- *arz- , *aržen-slave-et-en-baltique. 74- L’article- de- b ańKowsKi a été envoyé en 1985. m ann 1986: 888 (l. c.) ne précise pas le sens de *kъn- . - Une forme refaite *senoroz - figure- peut-être- dans- l’ Histoire de Barlaam et Joasaph (> senozor , cf. k retOv ,-ibid.). 75 S ChuSter -Š eWC 1982: 726s., suivi par b ańKowsKi 1987: 40, k retOv 1994: 198s., souligne avec raison qu’un-composé-de- *kъrnъ -‘coupé’-produirait-le-contraire-du-sens-réel.-La-même-objection-s’applique au rapprochement de Schuster-Šewc lui-même avec *kъnь , *kъnъ -‘souche,-tronc’. 76- Cette-dissimilation-a-été-contestée,-à-tort-selon-nous,-mais-cela-n’importe-pas-ici. 77 Slave sǫet surtout sъ(n) , sъ- , Lituanien san- / sam- / sąet surtout su- ,-lequel-a-été-diversement-expliqué (i.-e. *su ,-insuffisamment-démontré,- *sm̥ - , par une loi phonétique infondée, ou emprunt au slave,-où- sъ < *su < i.-e. *som , N78). 78 *-om > *-an > *-u > -ъ -est-le-traitement-slave-en-finale-(v ireDaz -2009-§§-2.1.2,-4.1,-5.3.4).-Une-différence de traitement entre *-m et *-n (supposée par O lanDer -2010)-est-typologiquement-improbable- et contredite par pré-slave *an -‘dans’-(confusion-entre-les-correspondants-de-gr.-ἐν-‘dans’-et-ἀν(α)- ‘sur’)- >- *u > vъ (v ireDaz 2009 § 2.1.2.6). Noter la variante de sandhi *un > vъn devant pronom personnel-commençant-par-une-voyelle.-Le-traitement-slave-d’i.-e.- *-om -diffère-de-celui-d’i.-e.- *-os > *-as > *-ə > novgorodien -e ou -ъ , reste du slave -ъ (v ireDaz 2009 et, indépendamment, O lanDer 2012). Catalan- eixorc -‘stérile’ Rémy Viredaz 238 Vox Romanica 79 (2020): 213-243 DOI 10.2357/ VOX-2020-010 Cette-explication-des-mots-baltique-et-slave-est-néanmoins-très-spéculative 79 . Nous avons donc choisi de ne pas nous appuyer sur lit. ìšarža , sl. *kъnorzъ pour soutenir l’hypothèse-d’un-gaulois- *eχs-orgo- (4.4.4), mais seulement sur celt. *eχs- (4.1) et gr. ἄνορχος,-ἔνορχος-(4.4.1).- 6. Conclusion En résumé, nous pensons pouvoir soutenir pour le catalan eixorc -‘stérile’-(1.1)-et-son- cognat-occitan-(1.2)-l’étymologie-suivante: 1.-Sous-l’influence-gauloise,-création-d’un-composé-*ἔξορχος-‘sans-testicules’-dans- le-grec-de-Marseille-et-de-ses-colonies-(Agde,-Empúries,-4.2).-Ce-caractère-purement- régional-pourrait-expliquer-l’absence-d’attestation-écrite-(4.3).-Le-premier-élément- calque-le-préfixe-privatif-gaulois- *eχs- -(4.1),-qui-coexistait-avec- *anidentique à gr. ἀν--(4.4.4); -le-second-élément-est-grec-(4.4.1).-Peut-être,-en-outre,-le-composé-entier- est-il-directement-imité-d’un-gaulois- *eχs-orgo- -(4.4.4),-qui-n’est-toutefois-pas-attesté- par- ailleurs- (l’identité- avec- lit.- ìšarža - ‘étalon- castré- ou- anorchidique’- est- probable- mais-problématique,-5). 2. Lors de la romanisation, emprunt * exOrChuS dans le latin régional (colonies grecques précitées et leur arrière-pays) (4.3). 3. En roman régional, peut-être attraction sémantique de *eχsòrku -‘sans-testicules’- par *estèrle -‘stérile’,-puis-substitution-du-premier-au-second-(4.5.2),-peut-être-d’abord- à- propos- d’inanimés- (terres,- plantes,- où- les- distinctions- sémantiques- sont- moins- nettes,-4.5.4).-Il-n’est-cependant-pas-certain-que-la-ressemblance-de-forme-des-deux- mots-soit-suffisante-pour-produire-une-telle-attraction. 4.-En-catalan,-la-coexistence-des-deux-prononciations- eixòrc et eixórc est irrégulière quelle-que-soit-l’étymologie.-La-variante-à- o fermé est apparue peut-être uniquement chez- des- personnes- ayant- appris- le- mot- par- voie- écrite,- éventuellement- sous- l’influence-d’un-mot-de-sens-voisin-comme- bord (4.6.2 a, e ) 80 . 79- Sur- les- contacts- possibles- entre- celtique- et- slave,- on- peut- citer- b lažeK / g vozdanović 2020, f omin / m aC m athúna 2006, s talmaszczyK / w itczaK -1995.-Cependant,-les-exemples-cités-sont-de-valeur-inégale-(ainsi,-l’origine-celtique-de- *klětь - ‘claie’,- *kъrma - ‘boisson-fermentée’,- *sluga - ‘serviteur’,-est- écartée- par- en.wikipedia.org/ wiki/ Proto-Slavic_borrowings- (1.2020),- qui- renvoie- à- v asmer / t rubačev 1964-1973). De plus, les emprunts, directs ou indirects, sont dispersés sur une période pouvant- aller- de- l’époque- des- dialectes- indo-européens- à- celle- de- l’expansion- slave,- et- souvent- difficilement-datables.-Il-n’est-donc-pas-aisé-de-dire-si-notre-explication-de- kъnorzъ et ìšarža peut s’appuyer-sur-d’autres-emprunts-de-même-date. 80 Voir aussi: roman * abŏculus N45, CapreOluS 2.3 c , * exstirpāre , *estérpu 3.2, catalan jònega N14, limousin chorgo 1.2.3 (passim), Palavas jorca -N13,-Blonay- ẽnortsi , nòrtsè -2.2-et-N21; -breton- yourc’h 2.3 c ; -lituanien- ìšarža , slave *kъnorzъ -5; -indo-européen- *(H)(o)rǵ h (i)- -4.4.3; -«filiation-indirecte»-3.3. 239 Vox Romanica 79 (2020): 213-243 DOI 10.2357/ VOX-2020-010 Bibliographie a DamS ,-D.-Q.-1997: -«Sexual-organs-and-activities»,- EIEC , 507s. a DamS , D. Q. 1999: A Dictionary of Tocharian B , Amsterdam/ Atlanta a DamS , D. 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Keywords: - Catalan- etymology,- Occitan- etymology,- Lexical- substitution,- Greek- loanword,- Gaulish-substrate,-Indo-European-compound Catalan- eixorc -‘stérile’ Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia en el estudio contrastivo de su fraseología* Santiago Vicente Llavata (Universitat de València) https: / / orcid.org/ 0000-0001-8846-2434 Résumé: Parmi l’ensemble des textes qui composent le grand corpus littéraire de Juan Fernández de Heredia, la critique spécialisée a établi le principe que la Crónica troyana présente un degré élevé de castillanisation par rapport aux autres textes hérédiens (G eijerstam 1989). Deux explications sont proposées pour justifier cette forte présence des formes espagnoles. D’une part, on souligne l’intervention potentielle d’un traducteur bilingue, qui aurait laissé des traces de son idiolecte dans le texte. D’autre part, certaines des versions espagnoles préexistantes de la Matière de Troie auraient pu conditionner la formulation finale et forger un modèle linguistique plus proche de la langue espagnole dans notre texte. Le but de cet article est d’approfondir cette seconde hypothèse en étudiant trois unités phraséologiques représentées dans cette production hérédienne comme sano et salvo , con mano armada y a rotas , qui seront analysées en comparaison avec le reste des versions péninsulaires de la Matière de Troie dérivées de l’ Historia destructionis Troiae . Palabras clave: Fraseología histórica, Materia de Troya, Crónica troyana , Aragonés medieval, Castellanización, Juan Fernández de Heredia 1. La recepción de la materia de Troya en la península ibérica durante la Edad Media La recepción literaria de la materia de Troya en la Edad Media hispánica se origina desde mediados del siglo XIII con las primeras recreaciones al castellano de diferentes * Este artículo se inscribe en el proyecto «Historia e historiografía de la lengua castellana en su diacronía contrastiva» (HISLECDIAC) con referencia FFI2017-83688-P, financiado por la Agencia Estatal de Investigación (AEI) y el Fondo Europeo de Desarrollo Regional (FEDER) y gestionado por la Universitat de València a través del Departamento de Filología Española por la Dr. a M. a Teresa Echenique Elizondo y por la Dr. a M. a José Martínez Alcalde en calidad de investigadoras principales. El proyecto forma parte del Programa Estatal de Fomento de la Investigación Científica y Técnica de Excelencia, Subprograma Estatal de Generación de Conocimiento. Asimismo, esta investigación ha estado subvencionada por la Dirección General de Universidades, Investigación y Ciencia de la Generalitat Valenciana a través de su Programa de I+D+I (2019) mediante una estancia de investigación en el Dipartimento de Lingue, Letterature e Culture Moderne de la Università di Bologna. Santiago Vicente Llavata 246 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 testimonios como el Alexandreis (ca. 1179) de Gautier de Châtillon, la obra anónima Ilias latina (siglo I) o el Roman de Troie (ca. 1165-1170) de Benoît de Sainte-Maure. Así, tanto el pasaje referido a la guerra de Troya en el Libro de Alexandre (estrofas 335 a 773) como los materiales narrativos del conflicto entre aqueos y troyanos insertos en la General Estoria constituyen las primeras muestras literarias romances en la península ibérica, si bien estas se caracterizan por su carácter parcial y su dependencia textual 1 . Las dos líneas principales de recepción de la materia de Troya en la Edad Media hispánica se asientan en dos testimonios literarios en el marco de la Europa medieval: el Roman de Troie (ca. 1165-1170) y la Historia destructionis Troiae (ca. 1287). Ambas obras se traducirán a los diferentes romances peninsulares a lo largo de los siglos XIV y XV. Tal como señala L orenzo 1985: 8-10, ambas creaciones se sitúan, desde un punto de vista de la perspectiva narrativa, en una posición deliberadamente antihomérica. Esta tendencia está representada en la Alta Edad Media por los textos clásicos De excidio Trojae historia y Ephemeris bello Trojani de los pseudohistoriadores Dares de Frigia y Dictis de Creta, respectivamente, quienes enarbolan una revisión historiográfica de la guerra de Troya basada en el recurso narrativo del testimonio directo frente a las ficciones poéticas de Homero. Estos textos clásicos se conforman, pues, como fuentes textuales básicas en la composición tanto del Roman de Troie como de la Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne. De la traducción y adaptación del Roman de Troie han derivado las versiones peninsulares siguientes. La Historia troyana polimétrica (ca. 1270), en calidad de primera manifestación literaria en el ámbito hispánico dedicada monográficamente a la materia de Troya, constituye una versión en prosa y en verso, que recoge el núcleo narrativo del conflicto entre aqueos y troyanos hasta el verso 15567 del poema francés (m enéndez P idaL 1976). Pocos años después, el rey Alfonso XI mandó realizar una traducción completa en prosa del Roman de Troie al castellano (1350). Esta versión castellana se traducirá en 1373 al gallego bajo el título de Crónica troiana (L orenzo 1985). También en el ámbito gallego-portugués aparecerá una versión bilingüe en la segunda mitad del siglo XIV titulada Historia troyana (ca. 1365-1369), promovida por Pedro I de Castilla (P icheL G otérrez 2013 y 2017). El hecho de que la Historia destructionis Troiae (ca. 1287) estuviera escrita en latín provocó una difusión extraordinaria por toda Europa, con más de dos centenares de fuentes manuscritas conservadas (j unG 1996), lo que supuso, a su vez, la aparición de una estela formidable de traducciones a lo largo y ancho de la Romania. En el caso de la península ibérica, a partir de la segunda mitad del siglo XIV esta obra en latín 1 Antes, sin embargo, se registran desde el siglo XI las primeras referencias a la leyenda de Troya en suelo ibérico en forma de inscripciones sepulcrales en latín. También el Carmen Campidoctoris contiene alusiones, así como las crónicas latinas Chronicon Mundi (1236), escrita por el obispo Lucas de Tuy (el Tudense), y el De rebus Hispaniae (1247), escrita por Rodrigo Jiménez de Rada (el Toledano). Con todo, la referencia más antigua en romance se encuentra en los Anales Toledanos (1219). Para una visión de conjunto sobre la materia de Troya en la Edad Media hispánica, véase L orenzo 1985 y c asas r iGaLL 1999. 247 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana se tradujo al catalán, al aragonés y al castellano, así como al portugués en una versión muy parcial, cuya descripción detallada se abordará en el segundo apartado. Una segunda línea de recepción de signo homérico se asienta en la península ibérica con la implantación del ideal humanístico. Si bien la materia de Troya gozaba de una difusión enorme gracias a las traducciones medievales tanto del Roman de Troie como de la Historia destructionis Troiae , la llegada del Humanismo a los diferentes espacios peninsulares supuso una renovación significativa a la hora de recibir las historias antiguas de la guerra entre aqueos y troyanos. Frente al uso de fuentes estrictamente medievales con que poetas y traductores adaptaron la materia troyana a los diferentes romances peninsulares, el interés se orientará ahora hacia los testimonios directos de la Antigüedad clásica, como son la Ilíada de Homero (a través de versiones en latín) y la Eneida de Virgilio. En este contexto cultural y literario cuatrocentista se traducen, pues, ambos textos a la lengua castellana, con la finalidad común de servir como espejos doctrinales en los que aprender el arte de la caballería. La traducción fragmentaria de la Ilíada , realizada a petición de don Íñigo López de Mendoza, primer marqués de Santillana, ha sido atribuida a su hijo Pedro González de Mendoza, quien la terminaría después de 1446. Juan de Mena, por su parte, traduce la Ilias Latina con el título de Yliada en romançe (u Omero rromançado ) en 1444, y don Enrique de Villena tradujo la Eneida entre los años 1427 y 1428 con adición de glosas y comentarios, y terminó dedicándola al marqués de Santillana. Sin embargo, el hecho de abrazar con entusiasmo ambos textos grecolatinos no implicó que se prescindiera de la obra de Guido delle Colonne, en gran parte por la autoridad histórica que atesoraba. De hecho, a lo largo del siglo XV se librará una batalla intelectual entre aquellos que defienden la superioridad de la verdad histórica contenida en las fuentes medievales (Dares de Frigia, Dictis Cretense y Guido delle Colonne) frente a la verdad alegórica homérica, caracterizada por su artificiosidad. 2. La Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia en el marco de la tradición textual de materia troyana de ámbito hispánico De acuerdo con el estudio de s anz j uLián 2012 que acompaña a la edición de este texto herediano, la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia (Munébrega, ca. 1310 - Aviñón, 1396) se tradujo al aragonés entre los años 1385 y 1396 2 . Se ubica, pues, en el último período de actividad del Gran Maestre de Rodas, caracterizado por su retiro en Aviñón al frente de su scriptorium . Esta obra, resultado de una traducción selectiva de la Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne, 2 A pesar de que en la Grant Crónica de Espanya hay materiales referidos a la guerra de Troya, lo cierto es que, tal como demostró G eijerstam 1964: 41, no hay indicios de que la Crónica troyana constituyera una fuente directa en el conjunto de esos materiales, por lo que la datación de 1385 se justifica por ser la fecha de terminación de la magna obra herediana. Santiago Vicente Llavata 248 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 presenta como objetivo prioritario recoger los discursos, proposiciones, arengas y parlamentos en el marco de la tradición medieval de las artes arengandi , con el fin de que sirvieran como modelo oratorio y de conducta para dar respuesta a las circunstancias bélicas y diplomáticas de la época. Con el fin de trazar un mínimo hilo narrativo entre discurso y discurso, el traductor - de quien no sabemos su nombre -, narra, de forma esquemática, los sucesos más significativos 3 . Hay que advertir de entrada, pues, que la mayor parte del material narrativo procedente de la Historia destructionis Troiae desaparece 4 , por lo que en pasajes puntuales de interés se hace difícil el contraste entre las diferentes versiones peninsulares consideradas, si bien hoy sabemos que la traducción de los discursos procedentes de la versión latina resulta fiel y rigurosa, tal como constata s anz j uLián 2012: LXXIV 5 . El hecho de que la Crónica troyana y los Discursos de la guerra del Peloponeso 6 se dispusiesen en una misma fuente manuscrita - el Ms. 10801 de la Biblioteca Nacional de Madrid 7 - presenta una justificación sencilla, ya que existe comunidad de intereses entre ambas obras, pues, aparte de la curiosidad congénita de Heredia por los temas griegos, ambas obras presentan como objetivo principal reunir los discursos, arengas y parlamentos de los principales protagonistas de las dos batallas más célebres de la historia antigua: la guerra del Peloponeso y la guerra de Troya. Existe, por tanto, un interés práctico y utilitario en torno a la literatura oratoria de la época, pensada y estudiada para ser usada en situaciones diplomáticas y bélicas semejantes. Seguramente, tal como constata c acho B Lecua 1997: 146, la tradición oratoria de las Cortes de la Corona de Aragón habría resultado un estímulo decisivo para que el Gran Maestre de la Orden del Hospital tomara la decisión de traducir al aragonés 3 Según afirma s anz j uLián 2012: LV-LXVI y LXXIV-LXXXIV, el traductor no incluye la totalidad de discursos que aparecen en el texto latino. Se encuentran, pues, supresiones y omisiones. En este sentido, la brevitas se conforma como tendencia general en la operación compleja de traducir y, a su vez, de ensamblar esta materia narrativa para seguir el hilo de los discursos. A este respecto, esta autora destaca especialmente el conocimiento profundo que tenía el traductor de la materia tratada, a juzgar por la toma de decisiones tan estudiada que realiza. 4 De acuerdo con s anz j uLián 2012: XLV-XLVI, la técnica de la abbreviatio se lleva en ocasiones al extremo. Se encuentra, en este sentido, cierta sistematicidad por parte del traductor en eliminar secuencias textuales como las digresiones y descripciones extensas, así como las enumeraciones referidas a la militia , como las series de fuerzas navales, de los príncipes con sus tropas, etc. Asimismo, la técnica de la amplificatio es verdaderamente ocasional, si bien cuando se da resulta de gran importancia, puesto que revela los centros de interés del autor, así como desvela el significado de palabras de difícil comprensión o el origen etimológico de algunas voces cultas. 5 Con todo, tal como destaca s anz j uLián 2012: LXVII-LXVIII, esa fidelidad no es incompatible con el deseo del traductor de conferir grandilocuencia al texto mediante técnicas de amplificatio , así como fórmulas de encabezamiento ( ¡O Jasón! ) o la presencia de secuencias lexicalizadas con una función de modalización discursiva ( por ventura , certas , en verdat ). 6 Versión aragonesa patrocinada por Juan Fernández de Heredia, resultado de la traducción de una selección de treinta y ocho discursos extraídos de la Historia de la guerra del Peloponeso de Tucídides. 7 Ms. 10801 de la Biblioteca Nacional (Madrid), 194 hojas (2 col., 30 lín.), pergamino, 42x30 cm. Del f. 1r al 69v contiene el Tucídides o Guerra del Peloponeso , y del 71r al 194v, la Crónica troyana . Entre ambas obras se dispone el folio 70 en blanco, que funciona como elemento de separación. 249 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 tanto los discursos de la Historia de la guerra del Peloponeso de Tucídides como los de la Crónica troyana . Esta versión producida en el círculo cultural aragonés de signo herediano se integra, pues, en la tradición textual de materia troyana, cuyo núcleo temático se centra en la historia del conflicto entre aqueos y troyanos. En el marco, pues, de esta amplia cadena de textos, existe un subconjunto de textos peninsulares que difundieron la materia de Troya a través de la traducción y adaptación de la Historia destructionis Troiae de Guido delle Colonne. Tal como se ha descrito en el primer epígrafe de este trabajo, la recepción de la materia troyana en la península ibérica durante la Edad Media hispánica se asienta en dos grandes segmentos temporales que en buena parte se solapan, tal es la interrelación que existe entre el conjunto de estos testimonios peninsulares, anudados en torno a una de las guerras más célebres de la historia antigua. Nuestro texto deriva, pues, de la línea de recepción surgida en la Alta Edad Media, de signo antihomérico. En el seno de esta cadena de textos, el primer intento de divulgar en forma independiente la materia troyana inserta en la Historia destructionis Troiae se atribuye a Leomarte, quien, a mediados del siglo XIV, escribe las Sumas de historia troyana , compendio misceláneo en el que se concitan tres fuentes historiográficas como base para su redacción: la General Estoria , la Primera Crónica General y la obra de Guido delle Colonne 8 (r ey 1932: 35-50). Unos años después, entre 1367 y 1374, Jaume Conesa, protonotario del rey Pedro IV de Aragón, traducirá de forma completa la obra de Guido delle Colonne, por lo que se convertirá en la primera versión peninsular en traducir de forma íntegra el texto latino de carácter historiográfico (P erujo m eLGar 2015) 9 . Hacia finales de este mismo siglo se da a conocer la versión castellana La corónica troyana , de autor anónimo (P eLLetier n orris 1970) 10 . No hay que olvidar que 8 Las Sumas de historia troyana se han conservado en dos fuentes manuscritas: Ms. 9256 ( Olim Bb- 100) de la Biblioteca Nacional de Madrid (A), datada hacia mediados del siglo XIV, y Ms. 6419 ( Olim S-30) de la Biblioteca Nacional de Madrid (B), datada en el siglo XV (r ey 1932: 6-10). 9 El texto de Històries troianes se conserva en ocho fuentes manuscritas, así como en dos fragmentos: ms. 1523 de la Biblioteca Nacional de Madrid (A), datado entre 1374-1425; ms. 10215 de la Biblioteca Nacional de Madrid ( M ), datado entre 1401 y 1458; ms. B102-V3-5 de la Biblioteca Bartomeu March de Palma ( G ), datado entre 1374-1400; ms. 275 de la Biblioteca de Catalunya ( C ), datado entre 1401 y 1500; ms. 227 de la Biblioteca de Catalunya ( L ), datado entre 1401 y 1425; ms. 869 de la Biblioteca Històrica de la Universitat de València ( V ), datado entre 1401 y 1450; Códice 12 del Archivo Capitular de Barcelona ( B ), datado el 1 de septiembre de 1433; ms. 135/ ms/ 2 de la Biblioteca del Monasterio de Santa María de la Vid (Burgos) ( Z ), datado entre 1374 y 1400; fragmento 431 del Archivo de la Corona de Aragón (Barcelona) ( S ), datado entre 1401 y 1500; fragmento 236 del Archivo de la Corona de Aragón (Barcelona), datado entre 1374 y 1400 (P erujo m eLGar 2015: 123-46). 10 Esta versión castellana se ha conservado en una única fuente manuscrita, el ms. L-II-16 de la Biblioteca de El Escorial, datada hacia finales del siglo XIV o principios del XV. De acuerdo con Haywood (2002: 268-69), este manuscrito consta de 353 folios, en papel, con varios perdidos, y presenta letra gótica a dos columnas. La distribución interna es la que sigue: del folio 1r al 74v se dispone la obra que nos ocupa, La corónica troyana . Del 74v al 157r se dispone un fragmento de la Versión de Alfonso XI . Entre los folios 157v y 180v se encuentra un fragmento de la Historia troyana polimétrica y, finalmente, entre los folios 180r y 353v, se enlaza de nuevo con la Versión de Alfonso XI . Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 250 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 esta obra, aunque incompleta, supone el primer intento de traducir de forma directa la obra de Guido delle Colonne a la lengua castellana 11 . La versión completa en lengua castellana no llegará hasta 1443, año en que Pedro de Chinchilla traducirá la Historia destructionis Troiae con el título de Libro de la historia troyana (P eLáez B enítez 1999), a instancia de don Alonso Pimentel, tercer conde de Benavente (1440-1461) 12 . Escrito también en lengua castellana, contamos con el texto de la Crónica troyana , impresa por primera vez por Juan de Burgos (Burgos, 1490), y reimpresa hasta en catorce ocasiones hasta su última edición en 1587 en Medina del Campo (s anz j uLián 2015) 13 . Ello nos da idea del éxito que cosechó esta versión, cuyas fuentes principales son las Sumas de historia troyana y la Historia destructionis Troiae . Finalmente, existe también un testimonio peninsular en portugués, la Coronica troiana em linguajem purtuguesa , de autor anónimo, descrita como copia de una traducción de la Historia destructionis Troiae (F reire n unes 1996) 14 . En realidad, este testimonio, localizado en el siglo XVI, presenta como fuente directa un texto idéntico al de la Crónica troyana de Juan de Burgos, aunque recoge solamente los dos primeros libros y el título del tercero, con lo que nos muestra un carácter muy incompleto con respecto a su modelo textual, compuesto por cuatro libros. 3. Filología y lingüística histórica en el estudio diacrónico y contrastivo de la fraseología El interés científico por una disciplina tan versátil y poliédrica como es la fraseología ha experimentado un enorme impulso en los últimos tiempos 15 , lo que ha conducido a disponer de evidencias destacables en el conjunto de los aspectos nucleares de la fraseología del español, como es el establecimiento de una taxonomía delimitada o 11 Solo se recoge en ella el prólogo, los trece primeros libros y parte del catorce. 12 Esta obra se conserva en una única fuente manuscrita: el ms. 326 de la Biblioteca Menéndez Pelayo (Santander), signatura topográfica M.561, y datado en 1443 (P eLáez B enítez 1999: 93-100). 13 Burgos (12 de marzo de 1490, Juan de Burgos); Burgos (24 de junio de 1491, Fadrique de Basilea); Pamplona ( ca . 1500, Antonio Guillén de Brocar); Sevilla (3 de abril de 1509, Juan Valera de Salamanca a costa de Juan Tomás Favario, revisada por Pero Núñez Delgado); Toledo (1512, Juan Valera de Salamanca a costa de Juan Tomás Favario, revisada por Pero Núñez Delgado); Sevilla (24 de septiembre de 1519, Jacobo Cromberger); Sevilla (1527); Sevilla (25 de junio de 1533, Jacobo Cromberger); Sevilla (15 de junio de 1540, Jacobo Cromberger); Sevilla (1543, Domenico de Robertis); Sevilla (20 de abril de 1545, herederos de Juan Cromberger); Sevilla (28 de octubre de 1552, Jácome Cromberger); Toledo (1562, Miguel Ferrer); Medina del Campo (1587, Francisco del Canto a costa de Benito Boyer). 14 Conservada en una fuente manuscrita del siglo XVI, el ms. 298 de la Biblioteca Nacional de Lisboa. 15 Hay que destacar, en este sentido, las aportaciones teóricas de z uLuaGa o sPina 1980, c orPas P astor 1996, m artínez m arín 1996, r uiz G uriLLo 1997, m ontoro deL a rco 2006, G arcía -P aGe s ánchez 2008 y P enadés m artínez 2012, sin olvidar la aportación pionera de c asares 1992 ( 1 1950), el cual sentó las bases teóricas y metodológicas actuales. 251 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 la descripción de su funcionamiento en el discurso, así como su aplicación en los diferentes campos de la lingüística aplicada 16 . Con todo, muy poco se conoce todavía acerca de su proceso general de institucionalización 17 . El estudio histórico de las unidades fraseológicas del español cuenta ya con un cuerpo sólido de investigación (e chenique e Lizondo 2003, 2008a, 2008b, 2008c, 2010, 2018b, 2019a y 2019b, e chenique e Lizondo / m artínez a LcaLde 2013, e chenique e Lizon do / m artínez a LcaLde / s ánchez m éndez 2016c) 18 que permite adentarse con garantías en el análisis del proceso histórico general de institucionalización. Para ello, resulta necesario atender al conjunto de las modalidades lingüísticas romances desde una perspectiva contrastiva, con el fin de documentar los casos de transferencia fraseológica de una lengua a otra, atestiguar la pervivencia del latín en determinados segmentos locucionales 19 , así como detectar y explicar los eventuales calcos fraseológicos en el marco de la actividad traductológica en el contexto de la Edad Media y del Humanismo europeo 20 . Precisamente, en el marco de esta metodología descrita, P La c oLomer / V icente L La - Vata 2017, 2018 y 2019, tomando como corpus de trabajo los textos peninsulares de materia troyana en castellano, catalán, aragonés y gallegoportugués, han iniciado recientemente la descripción e interpretación filológica de la fraseología representada en esta tradición textual de ámbito hispánico, con la finalidad última de ofrecer una caracterización global de esta cadena de textos desde un punto de vista estilístico, anudados en torno a uno de los motivos temáticos más célebres de la literatura europea. El trabajo que se presenta aquí se encuentra enraizado, pues, en este pro- 16 Uno de esos campos a que se alude es el de la lexicografía y la fraseografía prácticas, centradas en el diseño y en la elaboración de diccionarios. Un ejemplo ilustrativo reciente es el Diccionario fraseológico documentado del español actual ( DFDEA ), de s eco / a ndrés / r amos 2004. 17 L aPesa 1992 ( 1 1980) abordó de forma pionera el estudio de la fraseología apresada en las voces emparentadas etimológicamente alma y ánima . 18 Los primeros resultados se recogen en e chenique e Lizondo / m artínez a LcaLde , s ánchez m éndez / P La c oLomer 2016a, en e chenique e Lizondo / m artínez a LcaLde / P La c oLomer 2017, y en e chenique e Lizon do / s chrott / P La c oLomer 2018a, que constituyen resultados vinculados al grupo de investigación h isLedia ( Historia e historiografía de la lengua española en su diacronía ), dirigido por la Dr.ª M.ª Teresa Echenique Elizondo y reconocido por la Universitat de València (GIUV2013-080). 19 Consúltese, a este respecto, la monografía de c odita 2016, en la que aborda de forma monográfica el estudio de la trayectoria histórica de un conjunto abierto de combinaciones prepositivas. 20 Para un estudio contrastivo de la fraseología en la cronística castellana y gallegoportuguesa, véanse los trabajos de r icós V idaL 2016 y 2018, G arcía V aLLe / r icós V idaL 2017 y G arcía V aLLe 2017 y 2018. Con respecto a las relaciones de contraste entre la lengua castellana y las modalidades lingüísticas del Este peninsular, véase el trabajo de s atorre G rau 2016, así como las aportaciones de V icente L LaVata 2006, 2008, 2011, 2012, 2013, 2017a y 2017b en torno a la incidencia del elemento catalán y occitano en la obra literaria de Íñigo López de Mendoza. Asimismo, V icente L LaVata 2016, 2019a, 2019b, 2020 y en prensa a ha abordado el estudio de la fraseología del aragonés medieval a través del análisis de la traducción herediana del Secretum Secretorum en su contraste con el resto de versiones peninsulares (castellano, catalán y portugués), así como el estudio de la versión aragonesa de la Historia trojana de Guido delle Colonne. En el marco de la fraseología contrastiva entre el castellano y las lenguas semíticas, véanse los trabajos de V iejo s ánchez 2017 y P orceL B ueno 2015 y 2016. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 252 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 grama conjunto de investigación, si bien se presenta como una aportación individual a un problema filológico como es el de indagar el grado alto de castellanización de la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia, con el fin de completar y ampliar las investigaciones parciales sobre el universo fraseológico de este texto herediano (V icente L LaVata 2019a y 2019b). 4. En torno al grado de castellanización de la Crónica troyana en el estudio contrastivo de su fraseología 4.1 Planteamiento del problema G eijerstam 1989: 507-08 destacaba el alto grado de castellanización de la Crónica troyana en relación con el resto del corpus herediano y, especialmente, en su contraste con los Discursos de la guerra del Peloponeso 21 . Tras constatar una proporción mucho mayor de rasgos castellanos en la Crónica troyana con relación al Tucídides , propone como hipótesis principal para explicar ese alto grado de castellanización en el texto aragonés la influencia de un modelo textual preexistente, «alguna de les versions castellanes de Benoît de More». No obstante, en caso de que esta hipótesis no pudiera ser confirmada al demostrarse el carácter independiente de la versión aragonesa con respecto al modelo castellano, G eijerstam 1989 se inclina por pensar que ese grado de castellanización podría imputarse al bilingüismo castellano-aragonés del traductor. En este sentido, G eijerstam 1989: 508 destaca los rasgos castellanos siguientes: en la Crónica troyana , el resultado gráfico del grupo consonántico culto ct es, con regularidad, <ch>, mientras que en el Tucídides se encuentran, junto a 360 casos de grafía <ch>, 8 con resultado gráfico <yt>, y 28 con <ct>. Aparte de este rasgo, otro en el que se advierte un grado mayor de castellanización en la Crónica troyana se basa en la alternancia de los pronombres interrogativos quien / qui (frente a la presencia absoluta de qui en el Tucídides ). Asimismo, la proporción del adjetivo posesivo lur es mucho menor en la Crónica troyana . En la elección entre los adverbios aprés y después , la Crónica troyana prefiere el último, así como se da preferencia a los verbos fazer , dizer , faular y hablar en lugar de las variantes léxicas consignadas en el Tucídides fer , dir y parlar . Otro rasgo destacable es la ausencia de flexión femenina de 21 j uLián m ariscaL 2018: 2126-27 ha estudiado el uso de las oraciones condicionales en este texto herediano. En sus conclusiones destaca «la ausencia de ejemplos de cantare (futuro de subjuntivo) en la prótasis condicional para la expresión de acciones futuras y contingentes, debido a que se trata de un uso que suele señalarse como característico de ese dialecto». Como contraposición a este hecho gramatical, destaca el uso del presente de subjuntivo empleado en el condicionante de las oraciones potenciales. Según r omero c amBrón 2005-2006, este uso responde a una tendencia patrimonial en aragonés. Finalmente, se destaca la presencia de formas compuestas subjuntivas, lo que lleva a afirmar a su autora que pueda ser un dialectalismo. 253 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 adjetivos en la Crónica troyana frente a su presencia en el Tucídides . Sin embargo, la complejidad del problema filológico referido al grado variable de castellanización de la Crónica troyana nos muestra un contraejemplo muy claro: en el resultado epentético de <y> antihiática en casos como veyer , deseyo, etc., las frecuencias en la Crónica troyana son mucho más altas que en el Tucídides , lo que muestra un comportamiento mucho más equilibrado en la distribución de resultado gráfico castellano y aragonés. La discusión filológica generada en torno al modelo textual subyacente 22 que se utilizó para verter la materia troyana al aragonés es ciertamente interesante y, en el contexto de este trabajo, tal cuestión resulta decisiva, pues los datos se interpretarán en un sentido o en otro, en función del enfoque crítico que se adopte, y se establecerán las líneas de filiación textual entre el conjunto de versiones también en una u otra dirección. Ya se ha avanzado anteriormente la fidelidad con que la versión aragonesa traduce el conjunto de discursos del texto latino. Sin embargo, con el fin de conferir a este aspecto la importancia que merece, s anz j uLián 2012 se pregunta acerca de si la versión catalana, publicada unos años antes que la versión aragonesa, pudo conformarse como versión intermediaria entre el texto latino y el texto aragonés 23 . Tras efectuar varias calas entre el texto latino y las versiones catalana y aragonesa, concluye con lo siguiente: Todo indica que el origen del texto aragonés se encuentra en el latino, pues son muy frecuentes los fragmentos en los que, como hemos visto, la versión de Conesa muestra claras diferencias con respecto a las otras dos, no solo en traducciones divergentes, sino también, y de manera más significativa, en aquellas informaciones que solo proporciona nuestra Crónica y Guido de la Columna. Por otra parte, no hemos localizado ningún fragmento que apareciese en el texto de Heredia y en el catalán, pero no en el latino, lo que apoya sin ninguna duda la hipóstesis sostenida (s anz j uLián 2012: XXXV). A pesar de la rotundidad con que se afirma la dependencia, en un sentido vertical, de la Crónica troyana con respecto al texto historiográfico de Guido delle Colonne, s anz j uLián 2012 deja la puerta abierta a considerar la idea de que pudiera haberse utilizado una versión romance: Incluso cabe la posibilidad de que se emplease como fuente una versión romance muy supeditada al original latino, hipótesis que vendría apoyada por el método de trabajo en otras obras heredianas en las que se utilizaron versiones interpuestas en diversas lenguas romances y por el hecho de que la traducción que nos ocupa sea menos literal que otras (s anz j uLián 2012: XXXVII). 22 Se entiende como la fuente textual que sirve de base a la hora de reflejar una serie de contenidos temáticos desde una lengua a cualquier otra lengua o modalidad lingüística en virtud de sus grados variables de afinidad y de convergencia formal. 23 Tal como dejó escritó r uBio i L Luch 1908: 224-25 y V iVes 1927: 181-82, y que ha recordado c acho B Lecua 2002-2004: 1883, en la documentación conservada se constata el intercambio de libros entre Pedro IV de Aragón y el Gran Maestre de la Orden del Hospital. En este sentido, es importante destacar que este rey atesoró entre sus códices la traducción al catalán realizada por Jaume Conesa. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 254 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Esa supuesta versión castellana que sirvió como intermediación podría haber sido una fuente manuscrita perdida de La corónica troyana , versión castellana incompleta redactada hacia finales del siglo XIV. Lo que parece del todo evidente es que, en el marco propio de nuestro análisis contrastivo, no podemos descartar la posibilidad de que el traductor accediera a una versión castellana como texto de apoyo para traducir los pasajes más dificultosos de la versión latina o, incluso, como modelo textual directo. En el estudio de c rosas L óPez 2000: 66 en torno a la descripción de las fuentes de la Crónica troyana impresa por Juan de Burgos (1490), resulta muy sugestiva la hipótesis que plantea en relación con la posibilidad de que una traducción completa de esa versión castellana de finales del siglo XIV haya podido existir y conformarse, entonces, como el modelo subyacente de la refundición burgalesa. En este sentido, este autor se pregunta si esta versión completa, desconocida para nosotros, pudo ser la misma que formó parte de la biblioteca del marqués de Santillana, y que hoy se da por perdida 24 . En el caso de la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia, el hecho de partir de esta posibilidad interpretativa podría dar explicación al grado de castellanización de este texto, que resulta claramente mayor en relación con el resto de obras heredianas. Además, al tratarse de una versión que parece proceder de manera directa de la Historia destructionis Troiae , sería más lógico pensar que el traductor del texto aragonés recurriera a una versión castellana entroncada con el texto latino de Guido delle Colonne, y no con alguna de las versiones derivadas del poema francés de Benoît de Sainte-Maure 25 . En esta misma línea, hay que tener presente que la versión castellana incompleta presenta una datación muy próxima a la de la Crónica troyana herediana, si bien tal circunstancia no está reñida con el hecho de que ya existiera una traducción castellana en forma completa del texto latino. 4.2 Descripción global de la fraseología representada en la Crónica troyana herediana En una contribución anterior (V icente L LaVata 2019a), presentamos una descripción de las combinaciones fraseológicas documentadas en la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia. En aquel momento, de acuerdo con la información cronológica del Corpus diacrónico del español ( CORDE ), delimitamos en dos grandes ámbitos las secuencias registradas. Por una parte, dispusimos en una primera agru- 24 s chiFF 1970 ( 1 1905): 265-66 da cuenta de este testimonio perdido con signatura de la Biblioteca de Osuna Plut. II Lit. M. nº 23, y presupone que se trata de la traducción castellana realizada por Pedro de Chinchilla en 1443. 25 En P La c oLomer / V icente L LaVata 2017: 131-39 se describió el grado de convergencia en el uso de fraseología entre la Historia troyana polimétrica y nuestro texto. En aquel estudio, se documentaron coincidencias tanto en forma como en significado entre ambas versiones en unidades como por amor de , en ayuda de , por consejo de / de consello de , sin falla o a mal grado , entre otras. 255 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 pación las unidades que presentaban continuidad cronológica, geográfica y textual con la lengua castellana. En una segunda agrupación, dispusimos las unidades que, además de no documentarse en la base de datos mencionada, contenían en su estructura gramatical rasgos fonético-fonológicos y morfológicos propios del romance aragonés. En relación con la primera agrupación, referida a las combinaciones en las que se presume una continuidad con la lengua castellana, se disponen las unidades siguientes 26 : Combinaciones fraseológicas convergentes con la lengua castellana 27 Combinaciones adverbiales en grant abundancia , d’acá e d’allá , a grandes bozes , en breve , como de cabo , por ende , esto es , sin ninguna falta , por fuerça , a mal grado , oy en día , illeso et sano , de ligero , por medio , a montones , de noche et de día , de rayz , sano et salvo , en secreto , pora siempre , sin ninguna tardança , luengo tiempo , por todos tiempos , del todo , de todo en todo , en todo e por todo , todos a una , a traición , al través , por ventura , a verdat / en verdat , con biva voz . Combinaciones prepositivas en absencia de , por amor de , en augmentación de , en ayuda de , cerca de , por cambio et promutación de , en combatimiento de , de consentimiento de , en desondra et vituperio de , por effusión de , so error de , en fervor de , en fiuza de , por flaqueza de , por graçia de , en gualardón et recompensaçión de , en gualardón et remuneraçión de , en honor de , en lugar de , de mandamiento de / por mandamiento de , a manera de , en medio de , por memoria de , en penitencia de , en perdimiento de , a petición de , en poder de , en poderío de , en presencia de / en la presencia de , con propósito de , por razón de , por recobramiento de , por redempción de , a remedio de , en satisfación de , por sotileza de , en torno de , por tractamiento de , en vengança de , por vía de , por vicio de , de viésperas de y en vittuperio de . Combinaciones verbales sallir el alma , arder en el amor (de alguien) , tener por bien , saber por cierto , tener por cierto , aduzir a consolaçión , meter a execuçión , aduzir al encuentro , conosçer la spada , poner en sperança , meter estudio , venir a fin , encender en furor , darse a guardia , comover a yra , fincar las palmas de sus manos en tierra , quitar de medio , aver mercet , dar a la muerte , meter por obra , poner por obra , aver en hodio , aver plazer , meter a robo / meter en robo , aver sospecha y venir a victoria . Tabla 1. Combinaciones fraseológicas convergentes con la lengua castellana 26 No se incluyen las conjunciones y complejos conjuntivos como de antes que , en tal manera que o maguer que por su alta frecuencia de uso en la documentación textual romance. 27 El modo de ordenar las combinaciones fraseológicas documentadas se basa en la lematización de la voz nuclear desde el punto de vista alfabético y desde su forma normativa actual. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 256 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 La segunda agrupación está conformada por combinaciones fraseológicas que, o bien son resultado de un desarrollo histórico paralelo al del resto de romances peninsulares (sería el caso de con braço fuert ), con el reflejo de una evolución fonética-fonológica diferenciada, o bien constituyen unidades registradas de forma exclusiva en aragonés medieval (sería el caso de a rotas ): Combinaciones fraseológicas que remiten al aragonés medieval Combinaciones adverbiales et adoncas , de aquí avant , d’allí avant , diuso de la boca del guchillo , con braço fuert , de continent , a la çaguería , hoc encara , en fe et unión de marido et de muller , a la fin , a so hora , en breu hora , por grant hora , a judiçio de verdat , con mano armada , de toda part , a pleno , de poco en poco , a present / de present , a grant regolage , en rezient , a rotas , de súbitament , a somisa voz y ál más tarde . Combinaciones prepositivas por aplegamiento de , aprés de , en companya de , de consello de , en deseyo de , en destruymiento de , a sperança de , diuso de iugo de , con lohor de , luent de , en offensa et dapnage de , en sagrament de , en semblança de , en senyal de . Combinaciones verbales pasar las claustras de la virginidat (de alguien) , arder en destruymiento (de algo o de alguien) , fincar (alguien) los ginollos en tierra , venir a las orellas (de alguien) (alguna cosa) , diusmeter a la muert (a alguien) y poner la muert davant a la vida . Tabla 2. Combinaciones fraseológicas que remiten al aragonés medieval Como resulta previsible en cualquier manifestación textual del pasado, se puede constatar en esta muestra de unidades la presencia de piezas fraseológicas que resultan comunes al resto de romances peninsulares. Es el caso de combinaciones con una función conexiva, tales como delante de (representada en aragonés como davant de ), por ende , en lugar de o en medio de . Si bien el estudio de estos complejos prepositivos entra dentro de los objetivos científicos de la fraseología histórica 28 , lo cierto es que su análisis se enmarca en un proceso de desarrollo más amplio, el de la evolución histórica de las categorías gramaticales y funcionales desde el latín a las diferentes lenguas romances, con una atención metodológica centrada en su generalización desde los primeros textos en el período de emergencia romance. Tanto por su alto grado de frecuencia en virtud de su papel como instrumentos gramaticales de conexión, como por su naturaleza poligenética, no parecen presentar, pues, interés 28 En este contexto científico, uno de los objetivos de largo alcance que se ha propuesto el grupo HISLEDIA ( Historia e historiografía de la lengua española en su diacronía ) es la elaboración de un Diccionario histórico fraseológico del español ( DHISFRAES ), en el que, tomando como referencia el concepto de «familia fraseológica», se ordenen los cognados fraseológicos prepositivos y adverbiales, entendidos como los antecedentes próximos de las locuciones del español actual. Para una información sobre este proyecto fraseográfico de carácter histórico, véanse los trabajos de e cheni que e Lizondo y á LVarez V iVes 2016b y e chenique e Lizondo 2018b, 2019a y 2019b. 257 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 en este estudio, centrado más bien en detectar piezas fraseológicas diferenciales que nos permitan esbozar alguna tendencia común entre las versiones peninsulares de materia troyana consideradas. Este análisis se articulará, pues, en torno al estudio de tres combinaciones locucionales, como son: con mano armada , sano e salvo y a rotas . En vista del ingente material fraseológico que genera el estudio transversal de los textos peninsulares de materia troyana, no será necesario insistir en el carácter provisional de los resultados que se presentarán en este estudio, a la espera de poder ofrecer también evidencias derivadas del análisis fraseológico y contrastivo de las combinaciones de tipo prepositivo y verbal en el marco del objetivo propuesto. 4.3 Análisis fraseológico de la Crónica troyana promovida por Juan Fernández de Heredia en contraste con las versiones peninsulares de la Historia destructionis Troiae 4.3.1 La combinación locucional sano et salvo En el turbulento escenario emocional de la despedida entre Medea y Jasón con ocasión de la conquista del vellocino de oro, esta deja aflorar su inquietud con la proyección de un desenlace fatal. Se lamenta de que él pueda olvidar sus indicaciones y perecer en una muerte segura, con lo que ruega a los dioses que pueda verle regresar triunfante. Disponemos, en primer término, el texto latino: Quod si feceris, non immerito uereor ne quid tibi et michi, potius illud suppremum sinistrum possit accidere quare a tuis amplexibus flam perpetim aliena. Diis tamen humiliter supplico ut te redeuntem incolumem occuli mei reuera prospiciant et de tuis processibus me totam exhilarent secundi processus (G riFFin 1936: 28). Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 258 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Estudio de la combinación locucional sano et salvo Crónica troyana (1385-1396). s anz j uLián 2012: 18 La corónica troyana (último cuarto s. XIV) P eLLetier n orris 1970: 67 Històries troianes (1367-1374) P erujo meLGar 2015: 56 Libro de la historia troyana (1443) P eLáez B enítez 1999: 142 … La qual cosa, si tú la fazes, non sin razón me he miedo que a ti et a mí pueda sdevenir aquella cosa sobirana por la cual yo seya de los tus abraçados et companya apartada et quitada pora siempre. Empero, yo humilment supplico a los dioses que los mis ollos verdaderament te veyan tornar sano et salvo como deseyan. … Lo qual, si con sjnjestra fortuna te averna, ¿que sera de mj, la sjn ventura que me converna para siempre venjr en agena 29 e desterrada de tus dulçes e tan deseados braços? Pero humjllmente rruego a los nuestros dioses que mjs oios te puedan ver verdaderamente saluo e seguro . … E si axí és, no sens rahó yo dupte molt que no esdevenga a tu e a mi aquell sinistre cas desaventurat per lo qual yo sia tots temps privada dels teus dolços abrassaments. Emperò, humilment supplich als déus que los meus huyls vegen a tu tornar sa e sàul , e dels teus succehiments benaventurats yo ·m puxa alegrar. … Porque temo que, turbado de los peligros presentes, olvides mis amonestamientos e necesarias disciplinas en consonación de tu salut por mí dadas a ti. Ca si lo olvidares, sin dubda só cierta que de tus abraços seré para sienpre ajena. Pues a los dioses suplico que tú tornado, los mis ojos verdaderamente sano te miren, e de tus acaescimientos oyendo toda me alegre. Tabla 3. Estudio de la combinación locucional sano et salvo En el pasaje correspondiente al acto de imploración a los dioses por parte de Medea, el conjunto de versiones evoca fielmente el contenido dispuesto en el original latino, concretado en la acción de que los ojos de Medea puedan presenciar de nuevo, una vez salvado el peligro de una misión tan arriesgada, la persona de Jasón. Ahora bien, existen diferencias destacables en la forma de expresar el contenido del adjetivo incolumem . Mientras que la versión aragonesa y catalana coinciden en usar la secuencia fraseológica sano et salvo 30 / sa e sàul 31 , las versiones castellanas difieren en diverso grado de aquellas. La Corónica troyana se aleja sensiblemente de las dos 29 Resulta muy posible que la secuencia lexicalizada venir en agena constituya un caso de deturpación, en virtud de la cual se haya elidido el sustantivo vida o tierra , de acuerdo con el contorno semántico en que se integra. En este sentido, no se registra tal secuencia ni en el Corpus diacrónico del español ( corde ) ni el Corpus del Nuevo diccionario histórico del español ( cdh ), si bien sí que se recogen algunos casos de sintagmas en cuyo marco se combinan las voces agena y tierra . 30 En la versión aragonesa se registra en otro pasaje la variante fraseológica illeso et sano , mientras que en la versión catalana, aparte de la ya apuntada, también se representa la variante saul e segur . 31 Si bien en este pasaje no se recoge ninguna variante textual de esta combinación, en otros sí que se registran: <sa e sall> ( B ), < sans e sals> ( B ), <sa e sau> ( Z y LZC ), <sau e sa> ( C ), <sa e salvi> ( M ), <sa> ( M ), <sal> ( V ), <sals> ( V ) y <sa e sau> ( LZM ). 259 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 anteriores al resolver la traducción con una variante basada en el empleo de dos voces sinónimas ( saluo e seguro ). En cambio, el Libro de la historia troyana difiere en mucho al resolver la traducción mediante una construcción regular: verdaderamente sano 32 . Por su parte, la subagrupación de las versiones refundidas no recoge el contenido referido al deseo de Medea de ver vivo a su amado. El hecho de que las Sumas utilizara otras fuentes diferentes a la Historia trojana para narrar el episodio amoroso entre Jasón y Medea provoca este desajuste. Asimismo, la Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) sigue en este pasaje el texto de Leomarte, por lo que no se recoge tampoco. De igual modo, la versión portuguesa, al tener como modelo textual único la Crónica troyana (1490), sigue prácticamente al pie de la letra la refundición en lengua castellana 33 : Estudio de la combinación locucional Sumas de historia troyana (ca. 1350) r ey 1932: 97 Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) s anz j uLián 2015: 116 Coronica troiana… (s. XVI) F reire n unes 1996: 45 Sennor, a mi muy grand tristeza sube en el coraçon por vos fazer este viaje de tan grand aventura, ca vos yaze en ella la muerte 34 si vos alguna cosa errades de lo que vos yo he de dezir, ca a mi ansi va a morir o a beuir commo a vos. ¡Señor! A mí muy grand tristeza sube en el mi coraçón por vós fazer este viaje de tan grand aventura, ca vos yaze en él la muerte si vós alguna cosa herráredes de lo que agora vos diré; ca a mí así va a bebir o a morir como a vós. Mui gram tristeza, senhor, me vem ao meu coraçaõ por vos ver fazer esta viagem de tam grande aventura por que nam podereis escapar de morte se alguna cousa errardes do que vos agora direi por que mim assi me vai morrer ou viver como a vos. Tabla 4. Estudio de la combinación locucional sano et salvo En otro pasaje de la Historia destructionis Troiae , Guido delle Colonne utiliza la secuencia lexicalizada sanus et ilaris para narrar la llegada de Jasón y Hércules en óptimas condiciones al puerto de Tesalia tras la conquista del vellocino de oro. En ese momento, ambos guerreros nobles refieren al resto de dirigentes griegos la afrenta infligida a sus personas por parte de Laomedonte, rey de los troyanos. Se dispone aquí el texto latino: 32 En otros pasajes se registran las variantes salvos e alegres , sanos e alegres o vencedor e sano . 33 V icente L LaVata en prensa b, en el marco del programa de investigación junto con el Dr. Pla Colomer en torno al estudio contrastivo de la fraseología en la tradición textual de la materia de Troya en la Edad Media hispánica, ha abordado recientemente el análisis estilístico de la fraseología representada en esta obra en su contraste con el resto de versiones peninsulares derivadas de la Historia destructionis Troiae . 34 A juzgar por los resultados de adaptación del resto de versiones refundidas, la secuencia yaze en ella la muerte parece conformarse como otro caso de deturpación. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 260 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Quid ultra? Applicuit Iason cum Hercule et eliis eorum comitibus cum Medea in portu Thesalie sanus et ilaris . Quos omnes rez Pelleus, de Iasonis incolumitate turbatus intrinsecus, sui tamen cordis celans angustias, ylari uultu suscepit, et preponere Iasonem regno suo iuxta promissa sibi dudum ab eo, licet inuitus, prodigaliter non negauit (G riFFin 1936: 32-33). Estudio de la combinación locucional sano et salvo Crónica troyana (1385-1396) s anz j uLián 2012: 18 La corónica troyana (último cuarto s. XIV) P eLLetier n orris 1970: 70-71 Històries troianes (1367-1374) P erujo meLGar 2015: 64-65 Libro de la historia troyana (1443) P eLáez B enítez 1999: 145 … et navegaron continuament entro a que aplegaron a Thesalia, ado fueron recebidos solepnement del rey Peleo. Jason, con Hercoles e con la otra conpañja e con Medea, allego al puerto de Thesalia sano e alegre . Jàson e Hèrcules, e los altres companyons, ab Medea, arribaren en lo port de Tesàlia sans e sàuls . Llegó Jasón con Ércoles e la otra su conpañía en uno con Medea en el puerto sano e alegre. Tabla 5. Estudio de la combinación locucional sano et salvo La versión catalana emplea la misma combinación locucional, si bien esta vez flexionada en plural, lo que indica que esta variación morfológica parece registrarse desde su mismo proceso de lexicalización. En el caso de la versión aragonesa, sorprende que, pese a reproducir la secuencia narrativa como tal, se haya omitido esa circunstancia unida a la acción verbal. Finalmente, ambas versiones castellanas coinciden en esta ocasión en resolver la traducción por medio de la variante fraseológica sano e alegre . Por su parte, las versiones refundidas estudiadas tampoco recogen una forma de expresión ligada al contenido referido al hecho de llegar en óptimas condiciones tras una larga y peligrosa travesía: Estudio de la combinación locucional sano et salvo Sumas de historia troyana (ca. 1350) r ey 1932: 98-100 Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) s anz j uLián 2015: 116-17 Coronica troiana… (s. XVI) F reire n unes 1996: 47 … Leuantaron velas los griegos e fueron su viaje para su tierra; e ouieron buenos vientos e arribaron a Greçia. … Lebantaron belas los griegos & fueron su viaje para su tierra, & ovieron buenos vientos & arribaron en Grecia. Levantaram velas os gregos e foram sua viajem pera sua terra. Tiveram bons ventos e em pouco tempo chegaram a Grécia. Tabla 6. Estudio de la combinación locucional sano et salvo 261 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 En cualquier caso, esta serie abierta y productiva de combinaciones registradas en las versiones peninsulares estudiadas ( sano e salvo , sano e alegre , vencedor e sano , salvo e alegre , saluo e seguro , illeso et sano , sano et libre , sa e sàul , saul e segur ) 35 tienen su correspondencia en latín; lengua en la que, más allá de expresar ese contenido a partir del adjetivo incolumis -e , ese conjunto de posibilidades de combinación fraseológica ya está presente. Así, junto a sanum et saluum 36 , se registran otros complejos lexicalizados como sanum et ilarem , saluam et sospitem 37 , saluum et fortunatum , así como las secuencias coordinadas uiuum saluumque 38 y saluum incolumemque 39 . 4.3.2 La combinación locucional con mano armada El rey Príamo envía una embajada a Grecia para pedir la restitución de su hermana Enxiona, raptada por el rey Agamenón en la primera guerra de Troya. Antenor, que es quien encabeza esta misión diplomática, recibe el más absoluto desprecio de los reyes griegos ante esa petición. Tras este resultado infructuoso, el diplomático troyano cuenta al rey Príamo tales injurias, de modo que el monarca propone al consejo de ciudadanos de Troya emprender una acción guerrera contra Grecia. Se dispone el texto latino a continuación: Sed quia ferro curanda sunt uulnera que beneficia non senciunt medicine, proposui Paridem in armata manu et marino exercitu, multo completo milicie, in Greciam destinare vt hostes nostros potenter invadat, dampnis afficiat quibus potest (G riFFin 1936: 81). 35 Esta serie abierta de combinaciones locucionales podría estudiarse desde la perspectiva de los «dobletes sinonímicos» (también denominados «grupos paratácticos») en el ámbito de la actividad traductológica. Véase, a este respecto, d eL r ey q uesada 2017 y P omer m onFerrer 2017. 36 s. sanus . G Lare 1968-1982/ 7: 1689 ofrece en su segunda acepción, definida como ‘(of material or non-material things) In good condition, undamaged, unimpaired’ muestras textuales donde se registra esta combinación locucional: «minae uiginti sanae et salvae sunt tibi» (Plauto, Pseudolus ) y «quod nullam partem per aetatem sanae et salvae rei» (Cicerón, Epistulae ad Familiares ). 37 s. sosPes . G Lare 1968-1982/ 8: 1796. 38 s. saLuus .G Lare 1968-1982/ 7: 1685. Definida como ‘unimpaired in health, well’. 39 s. saLuus . G Lare 1968-1982/ 7: 1685. También representada mediante la conjunción atque : saluum atque incolumem . Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 262 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Estudio de la combinación locucional con mano armada Crónica troyana (1385-1396) s anz j uLián 2012: 47 La corónica troyana (último cuarto s. XIV) P eLLetier n orris 1970: 102 Històries troianes (1367-1374) P erujo meLGar 2015: 111 Libro de la historia troyana (1443) P eLáez B enítez 1999: 175 Mas por esto que las nafras que non sienten los provechos et milloramientos con la medicina deven seyer feridas con fierro, por ende yo propuse de embiar a Paris en Grecia con mano armada et con muchas huest[es] de gentes d’armas, plena[s] de muchos cavalleros, pora assall[i]r potentment a los nuestros enemigos et aturmentarlos con todos los dapnages que pudiere. Mas commo las llagas que non sienten prouecho por melezjna alguna son e se deuen curar por ffiero, propuse en mj voluntad de enbiar en Greçia a Paris con grand puxança e armada para que poderosamente cometa a nuestros enemjgos e ser en daño e estrago dellos. E car les nafres qui no senten benifici de medicina se han a curar ab ferre, he proposat de trametra, ab mà armada e ab gran estol e ab gran cavelleria, Paris en Grècia, per ço que los nostres enamichs poderosament esveescha e·ls dampnifich aytant com més porà. Mas pues con fierro son de curar estas llagas que ningunt otro beneficio de melezina sienten, determiné a Paris, con mano armada e hueste, por la mar aconpañado de munchos cavalleros a Grecia enbiar, para que nuestros enemigos poderosamente cometan, ofendan e dañen. Tabla 7. Estudio de la combinación locucional con mano armada Como puede apreciarse, la versión aragonesa, catalana y castellana de 1443 coinciden en los resultados de traducción, con una fidelidad bastante elevada con respecto al texto latino. Así, en la microsecuencia narrativa desarrollada en el discurso del rey Príamo, se ofrecen dos contenidos referidos a la resolución de enviar a Paris a Grecia: el primero emplea el sintagma latino in armata manu para hacer referencia al carácter de acción guerrera, en tanto que el segundo detalla que esa incursión se realizará por mar con multitud de soldados: marinu exercitu, multo completo milicie . En relación con el primer contenido, las tres versiones mencionadas resuelven la traducción mediante una combinación locucional que, según el Corpus diacrónico del español ( CORDE ), inicia su andadura histórica precisamente con la obra literaria de Juan Fernández de Heredia y, en concreto, con su Crónica troyana 40 . Así, las tres versiones coinciden en traducir el sintagma latino in armata manu de forma idéntica con mano armada / ab mà armada . Sin embargo, si invertimos el orden de los 40 La primera mención que se ofrece de esta secuencia se corresponde con la Traducción de la Historia de Jerusalem abreviada , datada con posterioridad a 1350, por lo que es posible que esta obra y la Crónica troyana sean contemporáneas, y que, incluso, aquella sea algo posterior. 263 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 constituyentes ( con armada mano ), el CORDE ofrece un primer registro más antiguo en los Fueros de Aragón (Biblioteca Nacional de Madrid, ms. 458), fechado en 1247 41 . En cuanto al segundo contenido, se observa que cada una de las tres versiones vierte el original latino de una forma diferente, si bien en todos ellos se advierte el uso de procedimientos sintácticos regulares. Así, la versión aragonesa emplea un sintagma preposicional con núcleo léxico hueste , voz empleada también por la traducción cuatrocentista. Ambas versiones coinciden en emplear también un sintagma adjetival para expresar el contenido de ‘compañía’ mediante las construcciones plenas de muchos cavalleros (arag.) y aconpañado de munchos cavalleros (cast.). La versión catalana, por su parte, emplea de forma recurrente un sintagma prepositivo encabezado por la preposición ab con las construcciones ab gran estol e ab gran cavelleria 42 . En cambio, frente a estas tres versiones, La corónica troyana opta por emplear una construcción sintáctica parcialmente diferente a aquella ( con grand puxança e armada ), con la que se sintetizan los dos contenidos descritos. En este sentido, resulta curioso observar que tanto la versión aragonesa como la catalana emplean la unidad con mano armada , mientras que la versión castellana incompleta, que es contemporánea a ellas, no la utilice, y que, medio siglo después, la traducción castellana realizada por Pedro de Chinchilla sí que resuelva ese pasaje mediante la combinación con mano armada . De tales datos se podrían extraer resultados muy valiosos a la hora de calibrar el grado progresivo de institucionalización que va adoptando esta combinación locucional en los diferentes romances peninsulares, con una tendencia que se presume asimétrica 43 . En el caso de las versiones refundidas, una vez más, el texto de las Sumas de historia troyana no ofrece correspondencias con relación al resto de versiones en razón de su esquematismo narrativo, mientras que la Crónica troyana impresa (Burgos, 41 «Encara establimos que todos los uarones nuestros nobles & caueros. & conçellos & iuntas. & todos los pueblos sean tenudos seguir los pazeros qui entonç seran ad aquel tiempo. sobre aquestas cosas contra los crebantadores de la paç. & de las cosas que ditas son de suso. & ellos deuen se leuantar uaronil mientre con armada mano contra el malfeitor». 42 La versión catalana emplea de forma muy frecuente esta estructura sintáctica bimembre, registrada en numerosas ocasiones a lo largo de la obra, como en los pasajes siguientes: «Los habitadors del dit castell, ab mà armada e ab cós iverçós , pervengueren a riba de la mar, cuydants constrényer los grechs que no devallassen en terra, conspirants contra ells ab foll propòsit; per la qual rahó ells se empenyen contra los grechs, qui ja eren devallats en terra, lassats per fatigació de la mar, e constituexen contra ells batayla follament e fada» (P erujo 2015: 153) y «E tu sabs que nós habundam de grans forcese e en aquesta venjança havem molts companyons, car tot l’imperi de Grècia serà ab nós en aquest fet, e tots los reys, amonestats per nós, pendran armes contra los troyans; e ab gran poder e ab gran navili irem tots d’un coratge contra Troya» (P erujo 2015: 132). 43 A propósito del carácter asimétrico en el juego de influencias estilísticas mutuas entre las diferentes versiones peninsulares consideradas, es importante destacar que esa influencia permea en otros tipos de discurso y en otras épocas, como sería el caso de la huella de las Sumas de historia troyana en la Confessio amantis castellana, estudiada por P ascuaL a rGente 2015. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 264 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 1490) coincide con el resultado de traducción de la versión castellana de finales del siglo XIV con el uso de la construcción con grand puxança e armada : Estudio de la combinación locucional con mano armada Sumas de historia troyana (ca. 1350) r ey 1932: 165 Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) s anz j uLián 2015: 164 Ruegos que non querades que esto asi pase, mas que ayamos dellos emienda o peresca todo lo que es quedado. E pongamos ante nuestros ojos la nuestra verguenna e las muertes de los nuestros anteçesores e el destruymiento de la nuestra çibdat. Mas como las llagas & dolores que non sienten provecho por melecina alguna son & e se deven curar por fierro, propuse en mi voluntad de embiar en Grecia a Paris con grand puxança e armada para que poderosamente cometa a nuestros enemigos capitales & ser en dapno & estrago dellos. Tabla 8. Estudio de la combinación locucional con mano armada Tal como ha destacado c rosas L óPez 2000: 66, y que asume también s anz j uLián 2015: 42-45, las coincidencias entre la Crónica troyana impresa por Juan de Burgos (1490) y La corónica troyana resultan muy numerosas. En este pasaje concreto puede comprobarse cómo la versión refundida sigue prácticamente al pie de la letra a la versión castellana de finales del siglo XIV. Con todo, tal como señalan estos autores, hay que destacar que, si bien en este pasaje se observa una coincidencia plena entre ambos textos, no lo es siempre así, ya que, aparte de que se documentan numerosas variantes textuales en el contraste entre ambos textos, en la Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) se incluyen algunos pasajes de la Historia destructionis Troiae que no se encuentran en el manucrito escurialense que conserva el texto de La corónica troyana (s anz j uLián 2015). Ello lleva a afirmar a ambos autores que el texto castellano incompleto sea probablemente una versión reducida de una traducción completa de la Historia trojana de Guido que no ha llegado hasta nosotros, pero que podría haber sido el modelo textual empleado por el refundidor de la Crónica troyana (1490). Las Sumas de historia troyana , en cambio, al resumir en extremo la arenga del rey Príamo, no recoge en toda su amplitud el contenido narrativo. 4.3.3 La combinación locucional a rotas En el contexto bélico desatado entre griegos y troyanos por el rapto de Helena por parte del ejército troyano liderado por Paris, las versiones peninsulares derivadas de la obra de Guido delle Colonne evocan la tercera batalla en los primeros rayos de luz del día en estos términos 44 . Se dispone el texto latino: 44 Este pasaje, correspondiente al inicio del libro XVII de la Historia destructionis Troiae , no se recoge en la traducción castellana titulada La corónica troyana , puesto que, como sabemos, esta versión 265 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Adueniente uero sequentis diei diluculo, mane facto, Greci cateruatim ad arma concurrunt. Nam ille fortissimus omnium Hec tor quietis impatiens portum iam exiuerat ciuitatis et in * campum peruenerat causa belli (G riFFin 1936: 152). Estudio de la combinación locucional a rotas Crónica troyana (1385-1396) s anz j uLián 2012: 105 Històries troianes (1367-1374) P erujo meLGar 2015: 217 Libro de la historia troyana (1443) P eLáez B enítez 1999: 257 En el siguient día, de buena manyana, los griegos a rotas corrieron a la batalla porque ya aquel muyt fuert Éctor, impacient de folgança, avýa exido fuera de la çiudat et venido en el campo a la batalla. E vinent lo següent dia per lo matí, los grechs, cascuns per sos hosts , prenen armes, car aquell molt forts Hèctor, impacient de tot repòs, ja era exit de la ciutat e era pervengut en lo camp de la batayla ab la sua host. Pues venida la mañana del siguiente día, fecho claro, los griegos prestamente tomaron las armas porque aquel más fuerte de todos, Héctor, sin paciencia avía de la cibdat salido e al canpo era venido por dar la batalla. Tabla 9. Estudio de la combinación locucional a rotas Como se puede comprobar, existe una gran divergencia en los resultados de traducción entre las tres versiones aducidas. Si partimos del texto latino, comprobamos que la versión que se acerca de forma más exacta al original es la aragonesa. Así, para traducir el adverbio cateruatim 45 , el traductor (o redactor, o corrector) introduce la combinación locucional propia del aragonés medieval a rotas ‘en gran multitud’. Esta secuencia se registra en el CORDE en cuatro ocasiones, y todas ellas se documentan en la obra herediana 46 . Ello nos hace considerar la posibilidad de que, una vez terminada la traducción, un redactor o un corrector de estilo tuviese la función específica de introducir índices estilísticos - en forma de unidades fraseológicas, en este caso -, caracterizados precisamente por representar formas lingüísticas señeras del aragonés medieval 47 . solo traduce la obra de Guido delle Colonne hasta el libro XIV. 45 s. cateruatim . G Lare 1968-1982/ 2: 324 lo define como ‘in bands or groups (usually disorganized)’ y ‘in large numbers’. 46 La base de datos del Hispanic Seminary of Medieval Studies registra esta combinación locucional en otras obras heredianas, como el Libro de los emperadores o la Historias contra los paganos , como puede comprobarse en un fragmento de esta última obra mencionada: «e sin detenimiento muriendo de malutías el pueblo por toda part a rotas , decontinent que el mal les dava eran muertos» (r omero c amBrón / G arcía P iniLLa 2008: 276-77). 47 Así lo creímos ver en la versión aragonesa del Secretum Secretorum promovida por el Gran Maestre de la Orden del Hospital (V icente L LaVata 2016: 87-88), en la que el traductor, redactor o corrector estilístico se aparta deliberadamente del texto original para incrustar en la mencionada vulgarización la combinación de çaga , que resulta una unidad específica del aragonés medieval. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 266 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 La versión catalana también se acerca al sentido del original por medio de la secuencia sintáctica caschun per sos hosts , en la que se expresa asimismo la idea de multitud. En cambio, es de destacar la ausencia de este contenido en la traducción castellana cuatrocentista, donde tan solo se hace referencia al acto de tomar las armas de forma rápida para acometer de forma diligente al ejército liderado por Héctor. Al igual que en el Libro de la historia troyana (1443), las versiones refundidas tampoco reproducen el contenido semántico de ‘multitud’ referido al ejército griego 48 . Por una parte, las Sumas de historia troyana , en su esquematismo narrativo, no recoge tal contenido, mientras que la Crónica troyana impresa por Juan de Burgos (1490) evoca débilmente ese contenido con el empleo de la unidad léxica hazes , la cual sugiere igualmente esa idea aludida de multitud. Estudio de la combinación locucional a rotas Sumas de historia troyana (ca. 1350) r ey 1932: 203 Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) s anz j uLián 2015: 240 E quando fue venido el día que se ouieron de ver el rey Periamo salio con todos sus fijos e con todos los mayores omnes que con el eran; e los griegos otrosi, Agamenon e todos los otros reyes que ally eran venidos, a vnos canpos donde tenian ordenadas sus fablas. Aveniendo el alva & mostrándose el día en su resplandor, los griegos se meten a las armas & van ordenadas su hazes al campo hadonde ya aquel muy fuerte Hétor, que no parescía estar en reposo, los atendía con su gente & hazes ordenadas. Tabla 10. Estudio de la combinación locucional a rotas El segundo contexto en que se registra la combinación a rotas se corresponde con la secuencia narrativa en la que el rey Alcano corre en ayuda de Troilo, apresado por el ejército griego. En el instante en que este rey troyano contempla el agravio infligido al joven guerrero, ataca a los griegos y, con el auxilio de otros muchos guerreros troyanos, consigue liberarlo de sus captores. Se dispone el texto latino a continuación: Tune rex Alcamus excandescens totus in iram, accepta quadam lancea, contra Grecos, qui Troilum captiuum ducere festinabant, festinanter irruit, et sic uiriliter percutit cum eadem vnum ex eis quod ipsum subita morte prostrauit. Deinde prosiliens in alium, ipsum letaliter uulnerat. Quare factum est cum adiutorio suorum occurrencium cateruatim quod Troilus a manibus ipsum ducere uolencium extitit liberatus (G riFFin 1936: 136-37). 48 La versión portuguesa no reproduce este pasaje, pues tan solo recoge los dos primeros libros del total de cuatro en que está compuesto su modelo textual, la Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490). 267 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Estudio de la combinación locucional a rotas Crónica troyana (1385-1396) s anz j uLián 2012: 102 Històries troianes (1367-1374) P erujo meLGar 2015: 197-98 Libro de la historia troyana (1443) P eLáez B enítez 1999: 244 Et la hora el rey Alcano, ardiendo todo en ira, arrebató una lança, aquexadament corrió contra los griegos que levavan a Troyllo preso et tan vigorosament firió a uno de aquellos que lo levavan que de continent cayó muerto; et aprés continuament firió a uno otro mortalment, por la qual cosa así esdevino que, con la ayuda de los suyos que sobrevenían a rotas , él libró a Troyllo de las manos de los enemigos. Lavors, lo rey Alcamus, escalfant-se tot en ira, presa una lança, lexà’s anar cuytadament contra los grechs qui s’esforçaven de menar-se’n Troylus pres e cativat; e axí baronilment ferí un d’aquells ab la lança, que de sobtada mort l’andarrochà. D’aquí avant, girant-se contra un altre, nafrà-lo mortalment. E axí ell e los altres qui en ajuda sua vengren s’esforçaren contra los grechs en gran virtut de combatre, que Troylus fo deliurat. Entonces el rey Eleano, todo encendido en ira, tomada una lança, contra los griegos, que a Troilo acuciavan de levar captivo, enderesçó, e así esforçadamente firió con ella a uno d’ellos que súbito lo derribó muerto, e luego yendo contra otro mortalmente lo firió. E así con ayuda de los suyos, que de grado en grado lo siguieron, (a) Troilo de las manos que lo querían levar cativo fue librado. Tabla 11. Estudio de la combinación locucional a rotas También en este contexto la versión aragonesa utiliza la pieza fraseológica a rotas , que resulta un índice estilístico diferencial en relación con los resultados esperables de la traducción del adverbio latino cateruatim . Sorprende, en todo caso, la ausencia de tal contenido en la versión catalana, dada la fidelidad con que suele traducir el original latino. No así en la traducción castellana realizada por Pedro de Chinchilla en 1443, quien lo resuelve mediante la combinación fraseológica de grado en grado , registrada en la documentación jurídica medieval desde la primera mitad del siglo XIII. Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana Santiago Vicente Llavata 268 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 Estudio de la combinación locucional a rotas Sumas de historia troyana (ca. 1350) r ey 1932: 209 Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) s anz j uLián 2015: 227-28 … E fueronse a feryr amos tan de rezio que quebrantaron en sy las lanças, e Troylos cayo del cauallo e Diomedes lo tomo. E allý fue muy grand la priesa, e Troylos fue librado por los suyos, mas el cauallo lleuolo Diomedes … . Estonces el rey Alcamo, encendido & inflamado todo en yra, tomó una fuerte lança & fue en grand ardimento contra los griegos que levavan preso a Troylo, & firió así poderosamente de aquella lança a uno dellos que luego lo derribó muerto en tierra. & dende fue contra otro & feriolo mortalmente, por lo qual con poder & ayuda de los suyos él fizo tanto que libró a Troylo de poder de aquellos que lo levavan preso en grand virtud de batallar, & mayormente le dio allí grand esfuerço el rey Pántipo, el qual con su haz vino muy prestamente en la deliberación de Troylo. Tabla 12. Estudio de la combinación locucional a rotas En el caso de las versiones refundidas, existe una diferencia constante entre ambas en razón del esquematismo narrativo presente en las Sumas de historia troyana frente a la exhaustividad de la Crónica troyana impresa por Juan de Burgos (1490) a la hora de reproducir el contenido narrativo de la obra de Guido delle Colonne, pues esta última sí que volcó prácticamente todo el texto del juez mesinés. Así, si en la Crónica troyana ( Juan de Burgos, 1490) sí que parece reflejarse mediante la secuencia semifraseologizada con poder & ayuda de alguna referencia genérica al concurso de muchos guerreros con la finalidad de liberar a Troilo de manos de los enemigos, en el caso de las Sumas de historia troyana no se da ninguna referencia a esa acción, sino que tan solo se alude al hecho de que Troilo fue liberado, sin más especificación. 5. Consideraciones finales En el estudio sobre el grado de castellanización de la Crónica troyana herediana, se ha podido constatar que la dificultad inherente de este problema filológico se focaliza, sobre todo, en la amplitud del corpus textual manejado, el cual no permite llegar a evidencias ni fácilmente ni rápidamente. Al contrario: es este un reto investigador que habrá que afrontar de forma escalonada, con incursiones selectivas y puntuales como el análisis de fraseología histórica contrastiva delineado en estas páginas. Si, ciertamente, es difícil llegar a vislumbrar alguna evidencia en el contexto de este trabajo, creemos que, del análisis realizado, se pueden derivar algunas conside- 269 Vox Romanica 79 (2020): 245-277 DOI 10.2357/ VOX-2020-011 raciones de interés, que podrán ayudarnos a ir desempañando la realidad opaca que se esconde tras el flujo de datos ordenados en estas versiones peninsulares. La primera evidencia destacable se centra en la hipótesis principal en que se ha basado este estudio. Siguiendo los postulados de interpretación de G eijerstam 1989, nuestro punto de partida en este cometido investigador ha sido el de comprobar qué grado de afinidad presentaba la versión aragonesa en relación con las versiones castellanas de materia troyana y, en especial, con la traducción castellana titulada La corónica troyana , datada hacia el último cuarto del siglo XIV. Los resultados asociados a este contraste entre las versiones peninsulares consideradas no han ofrecido evidencias de que esta versión castellana haya influido en el texto herediano, pues, de las combinaciones locucionales analizadas, en ninguna de ellas se ha podido establecer un paralelismo en el empleo de fraseología, por lo que, si bien se trata de un análisis parcial, todo parece indicar que entre ambos textos no existe una relación de dependencia unidireccional. Ahora bien, tomando en consideración la tesis de c rosas L óPez 2000, lo que sí que podría enunciarse como una hipótesis probable es que la traducción aragonesa de la Historia destructionis Troiae se realizara sobre la base de aquella supuesta traducción castellana completa, hoy perdida, y de la que La corónica troyana tan solo sería una versión reducida (y preliminar). Ciertamente, resulta muy sugestiva la interpretación retomada por este investigador (formulada inicialmente por s oLaLinde 1916), ya que, más allá de enunciar que se trataría de una traducción completa de aquella que conocemos como fragmentaria, apunta la idea de que esa versión perdida podría corresponderse con la otra historia troyana que, junto con la Crónica troyana herediana, Íñigo López de Mendoza poseyó en su biblioteca del palacio de Guadalajara. En efecto, de acuerdo con el estudio bibliográfico de s chiFF 1970 ( 1 1905) sobre la biblioteca de este noble castellano y de las noticias historiográficas proporcionadas por m enéndez P idaL 1908, don Íñigo poseyó la mayor parte de las obras literarias promovidas por Juan Fernández de Heredia en esos códices lujosos procedentes del scriptorium aviñonés. Esos manuscritos que llegaron a las manos del Marqués formaban parte de los bienes culturales de la Casa de Aragón, gracias a la curiosidad intelectual del rey Pedro IV y, especialmente, de su hijo, el rey Juan I. Posteriormente, esas obras fueron heredadas por el rey Martín el Humano y, tras su muerte, todo parece indicar que la reina doña Margarida de Prades tuvo que deshacerse de numerosos códices heredianos a causa de las estrecheces económicas por las que pasaba la Casa Real en aquellos momentos, y no hay razón para dudar de que fue precisamente nuestro autor quien adquirió un gran número de ellos con vistas a conformar su suntuosa biblioteca. De forma complementaria a la anterior, una segunda evidencia se basa en considerar la relación de dependencia textual entre La corónica troyana y la Crónica troyana impresa por Juan de Burgos. De acuerdo con c rosas L óPez 2000, las coincidencias entre La corónica troyana y el texto impreso por Juan de Burgos son numerosas. En este sentido, se ha constatado un grado de afinidad en el uso de la secuencia Notas en torno al grado de castellanización de la Crónica troyana