lendemains
ldm
0170-3803
2941-0843
Narr Verlag Tübingen
10.24053/ldm-2024-0001
Es handelt sich um einen Open-Access-Artikel, der unter den Bedingungen der Lizenz CC by 4.0 veröffentlicht wurde.http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ldm49193/ldm49193.pdf0922
2025
49193
Le programme était clair dès le début
0922
2025
Michael Nerlich
ldm491930005
DOI 10.24053/ ldm-2024-0001 5 50 Jahre lendemains Le programme était clair dès le début: faire ce que toutes les autres revues de romanistique précédentes avaient plus ou moins explicitement ou implicitement empêché ou combattu, c’est-à-dire: introduire l’esprit républicain francophile, représenté par de grands Allemands de Heinrich Heine à Heinrich Mann, dans la recherche allemande sur la France et avec cela dans la romanistique par le biais du choix des méthodes et des sujets, tout en laissant une liberté totale aux collaborateurs à condition de ne pas afficher des idées d’extrême droite, xénophobes, racistes, anti-françaises ou anti-féministes. Et il était clair aussi que nous ne voulions plus nous limiter à une recherche exclusivement consacrée aux études linguistiques et intra-littéraires, non parce que nous étions convaincus de la validité des nombreuses conceptions d’études « landeskundlich » (civilisationnistes) qui circulaient à l’époque, ou parce que nous voulions tourner le dos aux études de la langue, voire de la littérature françaises. Mais parce que nous constations avec inquiétude l’isolement grandissant des études linguistiques et surtout littéraires où avait mené une recherche romanistique foncièrement hostile à toute réflexion historique, sociologique et politique. Et parce que nous rêvions de pouvoir rendre à la recherche sur la littérature française sa dignité et son importance en la resituant dans l’ensemble des phénomènes sociaux, politiques et culturels. Michael Nerlich (in: lendemains 100, 2000, 28)
