eJournals lendemains49/194-195

lendemains
ldm
0170-3803
2941-0843
Narr Verlag Tübingen
10.24053/ldm-2024-0011
Es handelt sich um einen Open-Access-Artikel, der unter den Bedingungen der Lizenz CC by 4.0 veröffentlicht wurde.http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ldm49194-195/ldm49194-195.pdf0824
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Editorial

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DOI 10.24053/ ldm-2024-0011 7 Editorial Editorial Es ist ein seltener Glücksfall, wenn sich zwei Schwerpunktdossiers ungeachtet ihrer auf den ersten Blick unterschiedlichen Themenstellungen so produktiv ergänzen, wie dies in dieser Doppelausgabe von lendemains der Fall ist - und der sie verbindende Aspekt, die Perspektive des Vergleichs nämlich, dabei zugleich Grundfragen der Ausgestaltung und Erforschung deutschfranzösischer Beziehungen berührt. Es ist nach dem Dossier von Dorothee Kimmich und Nicole Colin 2019 zum Konzept von Ähnlichkeit / Similitude als kulturtheoretischem Paradigma ein weiterer Beitrag von lendemains zu fundamentalen Kategorien (inter)kultureller Beziehungen. Das von Jeanne Gaillard, Kira Renée Kurz und Guillaume Placide-Breitenbucher herausgegebene Dossier „Der internationale Vergleich: interdisziplinäre Perspektiven ausgehend vom deutschfranzösischen Beispiel“ thematisiert mit dem Vergleich nicht nur eines der zentralen methodologischen Werkzeuge in den Geistes- und Sozialwissenschaften. Es problematisiert zugleich auch eine Art Automatismus der wechselseitigen, geradezu identitätsstiftenden Bezugnahme beider Nationen in den unterschiedlichsten Feldern und Lebensbereichen. Das Dossier, das auf die binationale Tagung einer deutsch-französischen Gruppe von Nachwuchswissenschaftler: innen an den Universitäten Straßburg und Freiburg zurückgeht, die sich seit mehreren Jahren mit der Problematik des Vergleichs beschäftigt, diskutiert dabei zum einen seine theoretische Ableitung und methodische Produktivität in interdisziplinärer Perspektive (u. a. in Geografie, Rechtswissenschaften, C’est une heureuse coïncidence, suffisamment rare pour être soulignée, lorsque deux dossiers thématiques se complètent de manière aussi féconde - en dépit de problématiques à première vue distinctes - que c’est le cas dans ce numéro double de lendemains. Le lien qui les unit - la perspective comparatiste - soulève d’ailleurs en même temps des questions fondamentales relatives à la configuration et à l’étude des relations franco-allemandes. Après le dossier consacré en 2019 par Dorothee Kimmich et Nicole Colin au concept de similitude / Ähnlichkeit comme paradigme de la théorie de la culture, lendemains apporte ainsi une nouvelle contribution à la réflexion sur les catégories fondamentales des relations (inter)culturelles. Le dossier „La comparaison internationale: perspectives interdisciplinaires à partir de l’exemple franco-allemand“, dirigé par Jeanne Gaillard, Kira Renée Kurz et Guillaume Placide-Breitenbucher, ne se contente pas de prendre pour objet, à travers la comparaison, l’un des outils méthodologiques centraux des sciences humaines et sociales. Il problématise dans le même temps une forme d’automatisme dans la mise en relation réciproque - voire constitutive d’identité - des deux nations, et ce dans les champs et les domaines de la vie les plus divers. Issu du colloque binational d’un groupe franco-allemand de jeunes chercheuses et chercheurs des universités de Strasbourg et de Fribourg-en-Brisgau, qui se consacre depuis plusieurs années à la problématique de la comparaison, le dossier en discute d’une part le fondement théorique et la productivité méthodologique dans une perspective interdisciplinaire 8 DOI 10.24053/ ldm-2024-0011 Editorial Geschichte, Soziologie, Politikwissenschaften). Zugleich enthalten die verschiedenen Beiträge Fallstudien, etwa zur Frage der Regulierung von Schwangerschaftsabbrüchen in Deutschland und Frankreich, zum Vergleich französischer Regionen und deutscher Bundesländer, zur deutsch-französischen Brigade, schulischen Lehrplänen u. a., bei denen nicht nur die Frage binationaler Gemeinsamkeiten bzw. nationaler Unterschiede selbst im Vordergrund steht, sondern zunächst und vor allem die Herstellung der Vergleichbarkeit der zu betrachtenden, in unterschiedliche Kontexte eingebetteten Gegenstände. In diesem Sinn stellt auch das erste Dossier dieser Nummer von lendemains eine Fallstudie dar, bei der geradezu komplementär vor allem die literatur- und kulturwissenschaftliche Dimension des Vergleichs im Zentrum steht: „Littérature et postmigration en Allemagne et en France“ lautet der Titel des von Marina Ortrud Hertrampf herausgegebenen Dossiers. Unter romanistischer und komparatistischer Perspektive untersuchen die Beiträger: innen Texte französischer, deutscher und österreichischer ‚postmigrantischer‘ Autor: innen. Auch hier geht das Dossier über die vergleichende Analyse der deutschsprachigen, französischen und frankophonen Beispieltexte selbst hinaus und wirft grundsätzliche kulturtheoretische Fragen auf, wie Marina Ortrud Hertrampf am Beispiel des Begriffs der ‚Wanderung‘ zeigt, der im Deutschen anders als der französische Begriff der ‚randonnée‘ auch die Migration als solche meint, deren Verständnis den Vergleich, die problematische Übersetzbarkeit von Begriffen im Sinne ihrer ‚Migration‘, mit bedenken muss. Am Bei- (notamment en géographie, en droit, en histoire, en sociologie et en science politique). Les différentes contributions proposent par ailleurs des études de cas - portant par exemple sur la régulation de l’interruption volontaire de grossesse en Allemagne et en France, sur la comparaison entre régions françaises et Länder allemands, sur la brigade franco-allemande ou encore sur les programmes scolaires. Dans chacune d’elles, l’enjeu n’est pas seulement de mettre au jour des points communs binationaux ou des différences nationales, mais avant tout d’établir la comparabilité d’objets inscrits dans des contextes distincts. En ce sens, le premier dossier de ce numéro de lendemains constitue lui aussi une étude de cas, dans laquelle, de façon presque complémentaire, c’est avant tout la dimension littéraire et culturelle de la comparaison qui se trouve au centre: „Littérature et postmigration en Allemagne et en France“, tel est le titre du dossier dirigé par Marina Ortrud Hertrampf. Dans une perspective romaniste et comparatiste, les contributrices et contributeurs y étudient des textes d’autrices et d’auteurs postmigrant·e·s français·es, allemand·e·s et autrichien· ne·s. Là encore, le dossier dépasse l’analyse comparée des textes germanophones, français et francophones euxmêmes pour soulever des questions fondamentales de théorie de la culture, comme le montre Marina Ortrud Hertrampf à partir de la notion de Wanderung: à la différence du terme français de ‚randonnée‘, celle-ci désigne aussi la migration en tant que telle, dont la compréhension impose de penser conjointement la comparaison et la traductibilité problématique des concepts, au sens DOI 10.24053/ ldm-2024-0011 9 Editorial spiel der Geschichte des Begriffs Postmigration - seine unterschiedliche Verwendungsweise in Deutschland und Frankreich, seine zunehmend transnationale Dimension - sowie anhand der Analyse von ‚postmigrantischen‘ literarischen Texten versuchen die Autor: innen dieses Dossiers das ihrer Meinung nach brachliegende gegenwartsdiagnostische Potenzial dieser Kategorie nutzbar zu machen. Spätestens hier zeigt sich, wie transgressiv das Verfahren des Vergleichs tatsächlich ist, wenn es zwar vor dem Hintergrund der postmigrantischen Natur der Gesellschaften unserer Gegenwart kaum mehr auf eine deutsch-französische Perspektive begrenzt, die Entwicklung des Verhältnisses dieser beiden Nationen jedoch durch die Berücksichtigung weiterer europäischer bzw. globaler Vergleichshorizonte umso besser begriffen werden kann. de leur propre ‚migration‘. À partir de l’histoire de la notion de postmigration - de ses usages différenciés en Allemagne et en France, de sa dimension de plus en plus transnationale - ainsi que de l’analyse de textes littéraires ‚postmigrants‘ ou de la postmigration, les auteurs et autrices de ce dossier s’efforcent de rendre opérant le potentiel diagnostique pour l’analyse du présent que recèle, à leurs yeux, cette catégorie demeurée jusqu’ici en friche. C’est là, au plus tard, qu’apparaît à quel point le procédé de la comparaison est effectivement transgressif: si, eu égard à la nature postmigratoire des sociétés contemporaines, il ne saurait guère se limiter à une perspective franco-allemande, l’évolution du rapport entre ces deux nations ne s’en laisse que mieux saisir dès lors que l’on tient compte d’horizons comparatifs européens, voire mondiaux, plus larges. Andreas Gelz