eJournals Vox Romanica 58/1

Vox Romanica
vox
0042-899X
2941-0916
Francke Verlag Tübingen
Es handelt sich um einen Open-Access-Artikel, der unter den Bedingungen der Lizenz CC by 4.0 veröffentlicht wurde.http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/121
1999
581 Kristol De Stefani

Kurt Baldinger, Dictionnaire étymologique de l’ancien français. Index G par Martina Fietz-Beck, Tübingen (Niemeyer)/Québec (Les Presses de l’Université Laval) l997, 237 p.

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1999
Leena  Löfstedt
vox5810288
Texten auftaucht («vin d’Asoye, d’Aussais» usw.). Es handelt sich nicht um Wein, der im Lissaboner Vorort Azoia gewachsen ist, sondern um Wein, der von dort aus verschifft wurde. Diese Festschrift ist mit viel Sorgfalt zusammengestellt und publiziert worden. Es ist zu hoffen, daß sie nicht das Los so vieler anderer Festschriften teilen muß, sondern mehr als nur den kleinen Kreis «regionaler» Leser erreichen wird. C. Wittlin H Kurt Baldinger, Dictionnaire étymologique de l’ancien français. Index G par Martina Fietz-Beck, Tübingen (Niemeyer)/ Québec (Les Presses de l’Université Laval) l997, 237 p. Voici l’index qui complète la lettre G du DEAF, dont nous venons d’annoncer la parution des derniers fascicules (v. 56 [1997]: 327). A la maniere de son modeste prédécesseur, l’index G1-G3, paru en 1974, l’index G est composé de trois index alphabétiques. Il commence par un Index Français qui dresse la liste de tous les termes français donnés dans le dictionnaire, même les variantes qu’on pourrait considérer comme d’ordre graphique (agenuilier agn. agenoillier GENOIL G500; agenuillier agn. agenoillier GENOIL G500). Comme les autres index alphabétiques, l’Index Français utilise les mêmes caractères d’imprimerie que le dictionnaire, ce qui permet au lecteur une identification facile de chaque catégorie de mots (majuscules en mi-gras pour les lemmes d’articles, minuscules en mi-gras pour les lemmes des sous-articles, majuscules pour les étymons, italiques pour les autres mots). Si le terme n’appartient pas au fonds commun de l’ancien français, l’indication du dialecte (p.ex. «agn.» dans l’ex. cité) ou de la variété linguistique (p.ex. «judéofr.») ou de la période spécifique (p.ex. «mfr.») figure le terme. Ensuite le terme est suivi d’un renvoi au mot vedette (lemme) de l’article, mais si le terme est discuté sous un dérivé ou composé du mot vedette, ce dérivé ou composé figure entre les deux termes (dans l’ex. cité l’agn. agenuilier est donné dans le sous-article agenoillier qui fait partie de l’article dont le mot vedette est GENOIL). Le renvoi est complété par une indication de la colonne du DEAF qui mentionne le terme (en l’occurrence «G500»). Répertoire exhaustif (sur la base des textes disponibles à ce jour) des termes afr. commençant par G, l’Index Français est donc d’un maniement tres facile. Ensuite vient un Index Autres Langues qui contient tous les termes non-français (latins [mlt., lt. vulg.], germaniques [abfrq., anord, etc.], grecs, etc.) donnés dans le dictionnaire, qu’ils soient des étymons ou simplement des mots cités au cours d’un article. Le troisieme index alphabétique est l’Index Étymons qui donne les étymons mentionnés dans le dictionnaire. Répétons: mentionnés dans le dictionnaire et non pas représentés par les lemmes du dictionnaire. En effet, alors que les étymons qui sont des mots entiers ne survivent normalement que dans un lemme du DEAF, des étymons des suffixes sont représentés avec chaque occurrence du suffixe. Il est un peu amusant de trouver qu’on ne renvoie de l’étymon -ator qu’à waignereas wall. gaaignier, bien que le DEAF G donne beaucoup d’autres nomina agentis dont le suffixe remonte à -ator, -atorem. Cependant l’unique mention du suffixe -ator se trouve dans le sous-article waignereas. En plus, l’Index G donne deux index inverses: un Index Français et un Index des Étymons. Le premier (qui rassure le lecteur sur la survie d’ -ator dans les termes en -ere, -or ou -eur), va compléter le Dictionnaire Inverse de l’Ancien Français de Douglas C.Walker (Ottawa l982), et le second (qui permet de qualifier l’ancien français de melting pot linguistique) facilitera toutes sortes d’études, par exemple sur la présence des éléments grecs dans le vocabulaire ou la survie des termes germaniques dans différents dialectes. 288 Besprechungen - Comptes rendus Deux petites remarques de détail: L’index cite également quelques mots considérés comme de mauvaises leçons par les éditeurs qui les corrigent. Nous regrettons que ces termes (p.ex. guvernad, corrigé en guvernail, cf. G1082) ne soient pas marqués d’une façon propre à les distinguer du fonds commun de l’ancien français (cf. Index G p. 99 et p. 183). - Espérons que les futurs Index Inverses Français donneront la catégorie grammaticale des termes indiqués («m.», «adj.», etc.) au moins pour les cas peu clairs, tels les termes en -as. Leena Löfstedt H Kurt Baldinger, Dictionnaire étymologique de l’ancien français H 1 (H-hardi, col. 1-189), Tübingen/ Québec (Niemeyer/ Presses de l’Université Laval) 1997, 188 col. Voici un beau fascicule qui ouvre la lettre H du DEAF, volume qui se distingue par un grand nombre d’étymons germaniques (continentaux, insulaires ou nordiques) et qui, partant, a demandé à l’équipe de rédaction une compétence de romaniste doublée de celle de germaniste. H, la lettre initiale des entrées, est présent ou absent dans les exemples cités, et il peut être étymologiquement motivé ou non, prononcé (aspiré) ou non; bien que h soit normalement écrit dans les lemmes remontant au germanique, la présence de h au début d’un mot dont l’origine est inconnue n’exclut nullement qu’il ne descende du latin. Ce volume est caractérisé par bon nombre d’interjections qu’il est bien difficile d’analyser. Le sens d’une interjection peut dépendre de la hauteur de la voix même dans les langues où normalement le ton n’a pas de valeur phonématique 1 , et l’image écrite d’une interjection peut varier d’une approximation grossière (qui sait écrire le cri d’une douleur aiguë? ) à une série de lettres prescrite par la loi (seul haro est juridiquement valable en Normandie dans des phrases comme cri de haro, appel pour arrêter un criminel , bien que ce haro ait été prononcé harou, témoin de l’étymologie populaire du mot qui le rattache à Roul [= Rollon], cf. hara: 167/ 40s.). Les articles du fascicule H 1 ont été écrits par St. Dörr, Martina Fietz-Beck, F. Möhren (c’est à lui qu’on doit l’analyse méticuleuse des interjections) et Th. Städtler (dont l’importante contribution inclut plusieurs entrées longues, comme haïr). La qualité du DEAF reste bonne dans ce fascicule, mais quelques notes laissent déjà présager des difficultés futures dues au manque de temps: cf. col. 168 N34, et 175 N2. Espérons que les conditions de travail vont s’améliorer pour la rédaction de ce dictionnaire docte et inspirateur. Si l’équipe du DEAF n’a pas le temps de vérifier les matériaux qu’elle juge dignes de signaler, l’économie peut s’avérer coûteuse. Détails: - Hagart: 17/ 13, l’étymologie reste obscure. Les anciens étymons mangl. Hagger et lat. aduersus sont réfutés avec raison. L’exemple du Ménagier (cf. hagart: 18/ 26: espervier hagart est celluy qui est mué de haye) incite à suivre Nyrop 2 et à rattacher hagart à l’étymologie germanique de haie dont il serait un dérivé à l’aide du suffixe Hart 3 . Cependant nous te- 289 Besprechungen - Comptes rendus 1 En anglais (du moins dans la variété américaine) l’interjection bisyllabique normalement marquée uh-uh signale soit affirmation soit négation selon la hauteur relative des syllabes. - Le finnois ai peut signaler approbation ou même réaction de joie à une nouvelle (ai, enpä tiennytkään, ai miten hauskaa); d’autre part c’est un cri de douleur (ai, miten se sattui), dans ce deuxième cas l’élément -i est bien marqué. 2 Nyrop, K. 1913: Grammaire historique de la langue française, vol. 4, Copenhague: 248s. 3 Cf. Meyer-Lübke, W. 1966: Historische Grammatik der französischen Sprache, vol. 2, Heidelberg: §45.