eJournals Vox Romanica 63/1

Vox Romanica
vox
0042-899X
2941-0916
Francke Verlag Tübingen
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2004
631 Kristol De Stefani

Yan Greub, Les mots régionaux dans les farces françaises: Étude lexicologique sur le Recueil Tissier (1450-1550), Strasbourg (Société de linguistique romane) 2003, 403 p. (Bibliothèque de linguistique romane 2)

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2004
F.  Duval
vox6310342
verbe français, Paris 1967, 361 §184; C. T. Gossen, Grammaire de l’ancien picard, Paris 1976, 104s. §46]; Laus (533): «Laus steht dem klat. Etymon laus auffällig nahe» [mehr als das; die Formen sind identisch und die altfranzösische ist damit ein Buchwort]; Peinticoste ‘Pentecôte’ (545): «cf. hierzu . . . achateir» [Die Formen sind nicht vergleichbar, weil das -eiin Peinticoste nicht auf á[ zurückgeht und auch nicht betont ist]; uigheur ‘vigueur’ (567): «Schreibweise erinnert an das heutige Italienisch» [Der Hinweis ist hier wenig hilfreich]; vertei neben veritte, veretet (568): [Hier wird nicht klar gesagt, dass erstere Form Erbwort, die beiden anderen aber Buchwörter sind]; vigile (569): «sämtliche Formen stehen dem klat. Etymon vigilia sehr nahe» [Es handelt sich wiederum um ein Buchwort]. Den Abschluss des Bandes bilden die Register (573-646). Zunächst wurden hilfreiche Sach- und Autorenregister erstellt (6.1. und 6.2.), danach folgen die onomastischen Register, die aber nach modernen Namen alphabetisch sortiert sind, «um dem Anwender die Suche nach bestimmten Namen zu erleichtern» (622). Ob dem so ist, sei dahingestellt, da der Benutzer doch ziemlich gefordert wird, wenn er ein ihm unbekanntes Corri, killestorf oder audenarde unter Koerich, Gilsdorf, Oudenaarde nachschlagen muss. Dieser Mangel haftete schon den Indices der Ausgabe Wampach an und wird von den Vf. auch eingeräumt, aber hingenommen 6 . Ein Urkundenindex (6.4) schließt den Registerteil. Sehr schön sind die nach der Bibliographie angefügten Abbildungen einiger Urkunden. Die sprachliche Gestaltung des Bandes ist insgesamt ansprechend 7 , und auch die Drucküberwachung ist gut 8 . Als Fazit bleibt festzuhalten, dass die Autoren eine vorbildliche, auf sprachwissenschaftliche Bedürfnisse zugeschnittene Textedition vorlegen. Auch die deskriptive Erfassung des skriptologischen Befundes überzeugt. Die Interpretation desselben lässt, da diese - auch durch die angewandte Methodik - den Realitäten der behandelten Epoche nicht immer gerecht wird, einige Einwände zu. P. Burdy ★ Yan Greub, Les mots régionaux dans les farces françaises: Étude lexicologique sur le Recueil Tissier (1450-1550), Strasbourg (Société de linguistique romane) 2003, 403 p. (Bibliothèque de linguistique romane 2) Cet ouvrage, issu d’une thèse de doctorat soutenue le 21 juin 2002, s’annonce dès son titre comme un travail original. Il se distingue par la maturité de la démarche et le bien-fondé de la méthode, sans doute parce qu’il ne dissocie jamais les deux versants de la recherche scientifique: la théorie et l’expérience. Redevable à l’article fondateur d’Albert Henry de 1972 («Lexicologie géographique et ancienne langue d’oïl», Romance Philology 26: 226-55) et à l’enseignement de J.-P. Chambon, qui a souvent démontré l’intérêt de l’analyse lexicale à des fins de localisation et d’attribution des textes, Y. Greub nous offre pour la première fois une étude historico-géographique du lexique entièrement orientée vers la localisation à partir d’un corpus textuel étendu. Le changement d’échelle, le passage de l’étude monographique à celle du corpus vaste achèvent de prouver l’intérêt de ce type de recherches. Mais Y. Greub ne se contente pas 342 Besprechungen - Comptes rendus 6 «auch wenn dadurch in seltenen Fällen . . . abstrahiert werden muss» (622). 7 Etwas unbeholfen wirkende Formulierungen wie «Anders als nul und nun hat rien eine positive etymologische Herkunft» (228) sind selten. 8 Druckfehler wie «Dikke» (10), «dass er einen bestimmtem vorgegebenen . . . Standard einzuhalten versucht» (185) fallen kaum ins Gewicht. d’appliquer des «recettes» mises au point par ses devanciers: l’élargissement du corpus se double d’un approfondissement théorique qui est, au même titre que les résultats obtenus, l’une des richesses du livre. La mise au point de la méthode s’appuie ainsi sur un examen critique pertinent de travaux précédents. Le corpus de farces édité par A. Tissier se prêtait particulièrement bien à une étude de ce type, parce que ces textes courts présentent en majorité des problèmes de localisation et puisent largement dans le lexique dialectal à des fins comiques. En outre, ce corpus permettait dans plusieurs cas de confronter les données linguistiques aux arguments de localisation extra-linguistiques traditionnellement avancés. Enfin, la récurrence de certaines unités lexicales d’une farce à l’autre constituait une économie de moyens appréciable. L’ouvrage se divise en quatre parties, qui rendent compte des phases successives d’élaboration d’un tel travail. Du coup, c’est presque un manuel de localisation des textes par le biais du lexique que Y. Greub nous offre. Ici les notions d’ordre et de progression sont primordiales. L’introduction énonce de manière détaillée les principes théoriques qui ont conduit à la mise en place de la méthode, exposée à son tour. Vient ensuite «l’étude des unités diatopiquement spécifiques dans le lexique du Recueil Tissier». Le but poursuivi dans chacun des 504 articles retenus (il y en avait 720 dans la thèse de doctorat), classés par ordre alphabétique, est «la reconstitution de l’histoire de la répartition géographique d’une variable lexicale dans la Galloromania». Chaque article obéit à un plan identique: 1) le matériel dégagé dans le corpus: unité lexicale suivie de sa catégorie grammaticale, d’une définition et des références dans l’édition Tissier; citation donnant le contexte de l’occurrence étudiée; 2) dégagement de la variable à étudier: unité lexicale, variable formelle, variable sémantique; 3) documentation fournie par les ouvrages lexicographiques, classée en plusieurs champs: dialectologie moderne, ancien français, moyen français (1350-1600); 4) commentaire visant à déterminer, souvent par le croisement des aires médiévales et modernes, si la variable est spécifique diatopiquement. Chaque fois, le résultat est évalué sur une échelle qui va de la probabilité à la certitude; 5) 377 cartes, enregistrées sur le CD-ROM annexé à l’ouvrage papier, complètent très efficacement l’ensemble. Les travaux lexicographiques ne cessant de progresser, il serait facile de compléter la documentation recensée par de nouvelles attestations tirées en particulier des bases de données préparatoires au Dictionnaire du moyen français (DMF), mais les occurrences supplémentaires que j’ai pu récolter ne modifient pas sensiblement la pertinence des résultats obtenus par Y. Greub, car les aires d’emploi des variables sont établies à partir d’un faisceau d’indices et confirmées ou infirmées par la localisation des textes dans lesquels elles apparaissent. Si l’introduction compare les mérites respectifs des diatopismes phonético-phonologiques et des variables lexicales en vue de la localisation des textes, l’analyse de mots comme «calenger» (91) ou «carneau» (93) se rapproche plus de la première catégorie que de la seconde. Du coup, leur intérêt diminue, parce que rien n’est plus simple à un copiste que de substituer «chaleng(i)er» à «calenger» ou «creneau» à «carneau». Il aurait peut-être fallu insister davantage, même si cela n’a quasiment pas d’incidence sur les résultats finaux, sur la valeur probatoire de telle ou telle variable diatopique, car toutes ne sont pas égales dès que l’on prend en compte la tradition textuelle de farces imprimées longtemps après leur première rédaction. Les variables lexicales recueillies sont ensuite appliquées à la localisation des textes du Recueil Tissier. La méthode consiste à croiser les aires des différentes variables attestées dans un texte donné. La cartographie est alors d’un secours précieux. Le résultat est largement à la hauteur de l’énergie dépensée, puisque 59 textes sur 68 sont localisés de façon certaine, «avec une précision allant de un quart du domaine galloroman à une ville» (368). En 343 Besprechungen - Comptes rendus vertu du cercle herméneutique, l’analyse du lexique sert à localiser les textes; et les textes, une fois localisés, permettent à leur tour de préciser la localisation de certaines variables lexicales qu’on hésitait à situer diatopiquement. Ainsi, cette étude est une contribution majeure à la connaissance du lexique du moyen français. Ses conclusions enrichissent aussi notre connaissance du contexte géographique de production des farces, même pour la plus célèbre d’entre elles, la farce de Maître Pathelin. Enfin elle devrait inciter les éditeurs de textes d’attribution douteuse ou de localisation incertaine à procéder à une étude géographico-historique du vocabulaire. Saluons donc ce deuxième volume de la nouvelle «Bibliothèque de linguistique romane», qui propose des livres de haute qualité tant matérielle qu’intellectuelle à des prix accessibles. Comme le souligne G. Roques dans sa préface, ce travail est «appelé à servir de référence, et pour longtemps». On s’en réjouit. F. Duval ★ Volker Mecking, Le vocabulaire de René de Lucinge (1553/ 4-1615) dans son Dialogue du François et du Savoysien (1593), Marburg (Tectum Verlag) 2003, 1739 p. [CD-Rom] In einem Verlag, der laut Eigenwerbung als Herausgeber der längsten Dissertation der Welt im Guinness-Buch der Rekorde firmiert, erscheint vorliegende umfangreiche Studie, die im derzeitigen CD-Rom-Programm des Verlages die ebenfalls bei weitem seitenhaltigste ist. Dass die finanziellen Vorteile einer solchen Publikation für den Autor wie für den Käufer (der immerhin nicht niedrige Preis von 37 € dürfte deutlich günstiger sein als die zu veranschlagende Ausgabe für eine Druckversion) ebenso wie die Zugewinne in Publikationsgeschwindigkeit (das Vorwort ist auf Oktober 2003 datiert) auf der Hand liegen, braucht nicht betont zu werden. Der Autor, der sich seit seiner Dissertation über den Wortschatz von Ph. d’Alcripe 1 mit einer Reihe von Beiträgen als Experte der Lexik des vorklassischen Französisch ausgewiesen hat, legt hier eine Inventarisierung und Analyse der Lexik eines bis dato noch nicht systematisch untersuchten Autors der Epoche vor. Die CD-Rom enthält neben dem zur Lektüre erforderlichen, ohnehin weitverbreiteten Acrobat Reader den Text (als Manuskript in Times Roman und in Blocksatz formatiert, mit den Fußnoten jeweils am Seitenende) in zwei separat paginierten PDF-Dateien. Die erste enthält nach einer summarischen Einführung (5-27), die im wesentlichen auf geschichtliche Hintergründe eingeht, Leben und Werk von Lucinge resümiert, Zielsetzung und Aufbau der eigenen Arbeit vermittelt sowie die Bibliographie enthält, den Hauptteil des Textes, das als «partie sémasiologique» bezeichnete alphabetische Wörterbuch (28-1353). Die zweite gibt eine Synthese der behandelten Materialien, die zunächst eine nach dem Begriffssystem von Hallig/ von Wartburg geordnete Übersicht (4-66) und dann eine Reihe von synthetisierenden Listen (67-106) präsentiert, darunter ein immerhin 780 Einheiten umfassendes Inventar von Erstbelegen im Verhältnis zum FEW, sowie weitere Analysen, die Belege bei Lucinge mit einigen zeitgenössischen Wörterbüchern vergleichen, die Entlehnungen vor allem aus dem Italienischen darstellen, auf Einflüsse zeitgenössischer Autoren, vor allem Montaigne, eingehen, um in der Folge ausgewählte Wortschatzbereiche zu beschreiben (Phraseologismen, fachsprachliche Elemente, Regionalismen etc.) (107-212). Abschließend vermittelt der Autor ein ebenfalls nach Hallig/ von Wartburg erstelltes onomasiologisches Inventar (213-384). Zwei Seiten «Conclusion» (385-86) beschließen den Text. 344 Besprechungen - Comptes rendus 1 Wortgeschichtliche Untersuchungen zu Philippe d’Alcripe’s «La nouvelle Fabrique» (ca. 1580), Tübingen 1993 (Beihefte zur ZRPh. 252).