eJournals Vox Romanica 64/1

Vox Romanica
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0042-899X
2941-0916
Francke Verlag Tübingen
Es handelt sich um einen Open-Access-Artikel, der unter den Bedingungen der Lizenz CC by 4.0 veröffentlicht wurde.http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/121
2005
641 Kristol De Stefani

Paul Teyssier (ed.), avec la collaboration de Romana Timoc-Bardy pour le roumain, Comprendre les langues romanes. Du français à l’espagnol, au portugais, à l’italien & au roumain. Méthode d’intercompréhension, Paris (Chandeigne) 2004, 396 p.

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2005
Adrian  Chircu
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Noch entschiedener gegen die Annahme einer gemeinromanischen Verb-Zweit-Stellung sprechen die Untersuchungen zum Iberoromanischen. Hier zeigen die mittelalterlichen Bibelübersetzungen vielmehr eine starke Tendenz zur Verb-Erst-Stellung (42,7 % im Altportugiesischen und sogar 59,1 % im Altspanischen), eine Tendenz, die auch im Modernspanischen (mit 23,3 %) recht häufig anzutreffen ist. Die These einer ursprünglichen Verb-Zweit-Stellung im romanischen Aussagesatz erweist sich somit als kaum haltbar und dies darf als das positive Ergebnis dieser Untersuchung gewertet werden. Weit anfechtbarer scheinen mir dagegen die Argumente, die im vierten Kapitel Verb- Zweit-Stellungswandel als Parameterwechsel (108-28) vorgebracht werden. Kaiser entwickelt hier eine allgemeine Theorie des Sprachwandels, wobei er von der «Annahme (ausgeht), dass Sprachwandel durch Vorgänge während des Spracherwerbsprozesses bestimmt und ausgelöst wird» (114). Die Hypothese, wonach sich die Sprache gleichsam als Folge eines ungenauen Erwerbs durch eine neue Generation wandeln würde, ist alt; sie wird von Kaiser allerdings nicht in dieser undifferenzierten Form vorgebracht.Vielmehr ergeben sich im Rahmen der generativen Prinzipien- und Parametertheorie einige Probleme mit dieser Annahme. Parameter sind bekanntlich eine Art angeborener grammatischer Variablen, unter denen die Kinder jene Variable auswählen müssen, die ihrer Muttersprache entspricht. Wie kann es nun aber geschehen, dass eine Generation von Kindern gleichsam den falschen Parameter wählt? Eine mögliche Erklärung wäre, dass der Sprachwandel bereits in der Sprache der Erwachsenen angelegt ist. Kaiser verwirft nun allerdings nicht nur die Hypothese, wonach es in der Sprache der Erwachsenen zu einem Systemwandel kommen könnte, sondern auch die Annahme, quantitative Verschiebungen in der Sprache der Erwachsenen könnten die Kinder bei der Wahl des Parameters beeinflussen. Die einzige Hypothese, die ihm akzeptabel scheint, ist diejenige eines Parameterwechsels durch Dialekt- oder Sprachkontakt. Da eine solche Erklärung für einen Parameterwechsel zwischen dem Alt- und Modernfranzösischen nicht zu finden ist, betrachtet er dies als ein weiteres Argument gegen die Annahme eines Parameterwechsels. Nun liegt aber seit kurzem William Labovs 2 fundamentale Untersuchung zu den sozialen Einflüssen im Sprachwandel vor. Diese widerlegt wohl endgültig die These, wonach der Sprachwandel beim Erwerb der Muttersprache durch eine neue Generation stattfinden würde. Vielmehr zeigen die empirischen Untersuchungen, dass Kinder keine Schwierigkeiten haben, die Sprache ihrer Erzieher nachzuahmen. Die entscheidenden Änderungen finden in der Pubertät statt, wenn die Jugendlichen auf der Suche nach ihrer eigenen Identität sind und sich von der Sprache der Elterngeneration entfernen. Solche Erkenntnisse sind freilich mit der streng sprachimmanenten Sicht, die Kaiser als Generativist pflegt, schwer zu vereinbaren. Hier sehe ich denn auch die Grenzen der vorliegenden Arbeit. Höchst beeindruckend bleibt jedoch, wie es Kaiser gelingt, neueste Ansätze der Grammatiktheorie mit soliden philologischen Prinzipien zu verbinden. Jakob Wüest ★ Paul Teyssier (ed.), avec la collaboration de Romana Timoc-Bardy pour le roumain, Comprendre les langues romanes. Du français à l’espagnol, au portugais, à l’italien & au roumain. Méthode d’intercompréhension, Paris (Chandeigne) 2004, 396 p. Les évolutions politiques récentes, en Europe, semblent favoriser une nouvelle ouverture à l’égard de études comparatives, y compris celles qui s’occupent des langues romanes. C’est 220 Besprechungen - Comptes rendus 2 W. Labov, Principles of Linguistic Change, vol. 2, Social factors, Oxford 2001. la raison pour laquelle nous saluons la sortie d’un ouvrage à la fois scientifique et didactique qui rend plus facile l’accès aux structures fondamentales des langues romanes. Comme le précise J. Schmitt Jensen, professeur à l’Université d’Aarhus dans son Avantpropos (9-12), le volume que nous soumettons à l’analyse est le fruit de son expérience comme professeur de langues romanes à l’université danoise. Son orientation lui a en effet été suggérée par la situation linguistique particulière des pays nordiques où il arrive souvent qu’un Danois, un Norvégien et un Suédois puissent se comprendre tant qu’ils utilisent des mots proches du point de vue formel et sémantique. Ce modèle d’intercompréhension très particulier a été ensuite testé sur les langues romanes et J. Schmitt Jensen, ses collaborateurs et en particulier ses étudiants se sont «vite aperçus que cela marchait», sans avoir nécessairement besoin de faire appel au latin. Ce nouveau type de pédagogie qui s’appuie sur des similitudes existant entre les langues romanes aux niveaux phonétique, morphologique et syntaxique, a encouragé les auteurs à développer leurs analyses, afin que «leur ouvrage puisse être utile non seulement aux lecteurs pressés qui désirent acquérir les bases nécessaires à l’intercompréhension, mais aussi, d’une façon plus générale, à tous ceux qui s’intéressent aux langues romanes» (10-11). Dans l’Introduction (13-17), les auteurs avertissent que le manuel s’adresse à des lecteurs de langue française et se propose de «les aider à comprendre l’espagnol, le portugais, l’italien et le roumain». Mais il est prévu que le «labeur commun» du projet serve également «de base aux trois autres tomes publiés ou en cours de publication en espagnol, en italien et en portugais» et que chacun d’entre eux constituerait «un ouvrage original». Après avoir présenté quelques astuces nécessaires à la compréhension des cinq langues, les auteurs nous expliquent la place que le français occupe dans la Romania et le but de cette nouvelle démarche pédagogique. Selon eux, «la comparaison des langues révèle leur fonctionnement, dévoile une partie de leur histoire et projette une vive lumière sur la façon dont les hommes, à travers elles, appréhendent le monde» (17). Le premier chapitre, Le français et les autres langues romanes (19-30), met en évidence les particularités du français par rapport aux autres langues romanes. Cela concerne l’orthographe (archaïque, compliquée et incohérente), la phonétique (les mots accentués sur la dernière syllabe prononcée), le lexique, la morphologie (l’effacement des désinences verbales, la neutralisation de la distinction morphologique singulier-pluriel en français parlé, sauf en cas de liaison), la syntaxe et la formation des mots à l’aide d’affixes. Dans les chapitres qui suivent, toutes les particularités susceptibles de faciliter l’intercompréhension sont inventoriées. Au chapitre II, Alphabet et prononciation de l’espagnol, du portugais, de l’italien et du roumain), les auteurs présentent les systèmes orthographiques des langues romanes, à savoir l’identification des lettres individuelles, les groupes de lettres ainsi que d’autres indications utiles sur la prononciation, l’accent et la graphie (30-50). Dans le chapitre suivant, Le lexique: aperçu général, les auteurs proposent de «montrer que l’intercompréhension du vocabulaire de nos cinq langues n’est pas une entreprise aussi folle qu’elle peut le paraître à première vue» (54-68). Ils insistent non seulement sur les similitudes entre les différentes langues (fr. main, esp. mano, port. m-o, it. mano, roum. mân ù ), mais aussi sur leurs différences (fr. danger, esp. peligro, port. perigo, it. pericolo, roum. pericol), en tenant également compte des cas où les mots ont un étymon différent pour le même concept (fr. fermé 1 , esp. cerrado, port. fechado, it. chiuso, roum. închis). L’histoire des mots est le quatrième chapitre de l’ouvrage; comme son titre l’indique, les auteurs ont adopté ici une perspective diachronique. Malgré cela, l’histoire des langues ro- 221 Besprechungen - Comptes rendus 1 Les auteurs ont oublié de mentionner le français clos lat. clausus, -a, -um ‘fermé, confiné, achevé’. manes n’occupe pas la place qu’on attendait; ils se limitent en fait à illustrer les principales évolutions phonétiques et certaines autres innovations qui ont eu lieu du latin aux langues romanes, en présentant notamment un exemple classique: lat. lactem fr. lait, esp. leche, port. leite, it. latte, roum. lapte (69-100). Dans le cinquième chapitre, L’organisation du lexique, les auteurs abordent des questions de sémantique en insistant surtout, pour chaque langue romane, sur la structuration du monde d’un point de vue lexical. Parmi les notions traitées, mentionnons en particulier celles de «jouer», «lettre», «sortir», «monter», «sommeil» et «être». Ensuite, nous trouvons des observations sur les diminutifs et les augmentatifs où les auteurs déclarent que le français est la seule langue romane où l’on constate la «mort des diminutifs» (101-28), une affirmation qui, dans cette forme absolue, est sans doute inexacte. C’est avec le sixième chapitre, Le nom, que commence la morphologie. Ce chapitre illustre en particulier les phénomènes qui individualisent les langues romanes. Pour le roumain, par exemple, on mentionne le genre neutre, le pluriel marqué par des désinences vocaliques comme en Italie et par des désinences spécifiques (-uri, -le), l’existence des déclinaisons (129-41). Au chapitre VII, L’adjectif qualificatif, les auteurs s’intéressent à la formation du féminin des adjectifs, la formation du pluriel - par une consonne en français, espagnol et portugais, par une voyelle en roumain et en italien -, les degrés de comparaison, les comparatifs et superlatifs synthétiques (en roumain toujours analytiques), les superlatifs en -imo et l’emploi des adjectifs qualificatifs (143-54). Le huitième chapitre, Les articles, met en lumière les particularités de cette partie du discours que le latin ne possédait pas («pour les articles définis . . . toutes les formes que nous avons étudiées ci-dessus proviennent elles aussi d’un seul et même mot: le démonstratif ille». Les différences ne sont pas majeures, exception faite du roumain, unique représentant de la Romania orientale: celui-ci n’a pas d’article partitif dans son inventaire (sauf l’article indéfini ni ó te employé avec un nom de matière singulier et qui devient par conversion une sorte d’adjectif déterminatif: ni ó te oameni ‘des gens’/ ni ó te carne ‘de la viande’), il ne possède pas de formes contractées, mais un article défini postposé, accolé au nom qu’il détermine (b ù iat/ b ù iatul ‘garçon/ le garçon’, fat ù / fata ‘fille/ la fille’, etc), un article démonstratif (cel) et un article possessif (al) (155-67). Les six chapitres suivants, Les pronoms personnels (169-90), Les adjectifs personnels ou «possessifs» (191-95), Les mots démonstratifs (197-207), Les pronoms relatifs (209-13), Les interrogatifs (215-20), Les indéfinis (221-31) témoignent de la diversité et du riche inventaire des formes pronominales qui, dans certains contextes, deviennent adjectifs déterminatifs. Les particularités de chaque langue sont analysées de près et mises en relation avec celles qui s’observent dans les autres langues romanes. Dans le chapitre suivant, Les numéraux (233-40), l’attention des auteurs se porte en particulier sur le roumain qui, d’un côté, a conservé le système roman de numération (les numéraux cardinaux: unu, doi/ dou ù , trei, patru, cinci, ó ase, ó apte, opt, nou ù , zece) et, de l’autre, a emprunté (sl. suto roum. sut ù ‘cent’), a innové (treizeci ‘trente’, al treilea ‘le troisième’) ou a hérité du substrat un système particulier, tout en utilisant du matériel latin (lat. unus super decem roum. unsprezece ‘onze’, cf. alb. një-mbë-dhjetë ‘onze’). En mentionnant les numéraux roumains patrusprezece et ó asesprezece, les auteurs vont d’ailleurs au-delà de la norme littéraire (les seules formes acceptées sont paisprezece et ó aisprezece) 2 . Les considérations portant sur le verbe sont divisées en deux chapitres: Le verbe: la phrase simple (chapitre seize) et Le verbe: la phrase complexe (chap. dix-sept). Les auteurs consi- 222 Besprechungen - Comptes rendus 2 Cf., par exemple, Îndreptar ortografic, ortoepic ó i de punctua ò ie, Bucure ó ti (Univers Enciclopedic & Académie Roumaine) 1995: 212 et 247. dèrent en effet que, du point de vue de l’apprentissage des langues, il importe de distinguer la phrase «qui ne comporte[nt] pas de propositions subordonnées» et celle «qui contient une ou plusieurs propositions subordonnées» (241-75). Conformément aux chapitres antérieurs, sont traitées des questions qui rapprochent (la plupart des modes et des temps) et qui différencient les langues romanes: les auxiliaires «avoir» et «être» (le roumain utilise seulement «avoir»); les modes et les temps (les structures forgées sur le modèle cantare + habeo: chanterai ou chanterais; les formes du futur et du conditionnel roumains qui sont analytiques: voi cânta, am s ù cânt, o s ù cânt ‘je chanterai’ et a ó cânta ‘je chanterais’; les formes espagnoles et portugaises en -ra: amara ou fizera; le futur du subjonctif en espagnol et en portugais; l’infinitif flexionnel du portugais cantarmos, cantardes, cantarem; les trois plus-que-parfaits portugais: cantara, havia cantado, tinha cantado; le plus-que-parfait synthétique du roumain: cântasem ‘j’avais chanté’; le subjonctif comportant le morphème s ù en roumain: s ù cânte ‘qu’il chante’). Les auteurs oublient cependant de mentionner qu’en roumain (surtout dans la langue parlée), il existe un présomptif présent et un présomptif parfait qui expriment généralement le doute ou l’incertitude (présent: va fi cântând, ar fi cântând, s ù fi cântând et va fi cântat, ar fi cântat, s ù fi cântat). En ce qui concerne la phrase complexe (263-75), les auteurs ont choisi de détailler les principaux problèmes relatifs à l’emploi du subjonctif et à la concordance des temps (les complétives, les circonstancielles, les conditionnelles, les comparatives ou les relatives). Les prépositions sont analysées au chapitre dix-huit (277-88). Après une brève présentation des prépositions les plus fréquentes (de, a, en, etc.), ce sont les équivalents romans des prépositions françaises à, en, dans, pour, par, avec, de (par, exemple fr. Mourir de soif, esp. Morir de sed, port. Morrer de sede, it. Morire di sete, roum. A muri de sete) ainsi que ceux des locutions prépositives qui sont examinés et vérifiés dans plusieurs contextes. Le chapitre dix-neuf Les conjonctions (289-99) traite de l’emploi des «mots invariables qui relient entre eux, soit des constituants de la phrase ayant tous la même fonction . . ., soit d’une proposition subordonnée à celle dont elle dépend.» Bref, il s’agit de ce que la grammaire traditionnelle appelle des conjonctions de coordination (qui expriment l’adjonction, la restriction, l’alternative, la conclusion ou l’explication) et des conjonctions de subordination qui introduisent des complétives (fr. Il m’a dit qu’il viendrait, esp. Me dijo que vendría, port. Disse-me que viria, it. Mi disse che sarebbe venuto, roum. Mi-a spus c ù va veni), des finales, des concessives, des consécutives, des causales, des temporelles et des hypothétiques. Les adverbes sont décrits au chapitre vingt (299-309). Partie de discours incommode, l’adverbe a toujours été une sorte de casse-tête chinois pour les linguistes. Malgré cela, les auteurs ont réussi à réaliser une bonne présentation. Après avoir proposé quelques repères théoriques, ils décrivent les adjectifs adverbialisés (fr. parler clair, esp. hablar claro, port. falar claro, it. parlare chiaro, roum. a vorbi clar) ainsi que les adverbes en -mente, très répandus dans les langues romanes occidentales (fr. durement, esp. duramente, port. duramente, it. duramente, mais roum. dur). La description se poursuit par les principales catégories sémantiques couvertes par l’adverbe: la manière (fr. bien, esp. bien, port. bem, it. bene, roum. bine), le lieu (fr. dehors, esp. fuera, port. fora, it. fuori, roum. afar ù ), le temps (fr. hier, esp. ayer, port. ontem, it. ieri, roum. ieri), la quantité (fr. peu, esp. poco, port. pouco, it. poco, roum. pu ò in). Le dernier chapitre du manuel est consacré à L’affirmation et la négation (311-321) où sont analysés les moyens dont disposent les langues romanes étudiées pour affirmer et nier. Trois annexes (Alphabet phonétique, Les conjugaisons de l’espagnol, du portugais, de l’italien et du roumain et Du français aux quatre langues romanes. Quelques correspondances pratiques) constituent une sorte de supplément pratique aux aspects théoriques présentés auparavant (319-383). Ils sont complétés par une liste d’Abréviations, l’Index et la Table des matières (385-396). 223 Besprechungen - Comptes rendus Dans la Bibliographie (385-387) qui se limite à des ouvrages et des articles visant la didactique des langues, nous regrettons l’absence de certains «classiques» de la philologie romane. Les auteurs auraient pu tirer profit des études et des manuels publiés par Friedrich Diez, Wilhelm Meyer-Lübke, Edouard Bourciez, Pierre Bec, Iorgu Iordan, Rebecca Posner, Jacques Allières, Lorenzo Renzi, Sanda Reinheimer Rîpeanu, Jean-Marie Klinkenberg, etc. Malgré ces quelques remarques critiques, nous sommes persuadés que cet ouvrage - qui n’est pas à proprement parler un travail de philologie romane et dont le principal but reste l’intercompréhension - est un manuel incontournable d’apprentissage comparé des langues romanes, attendu depuis longtemps. Tout au long de ce livre, nous avons remarqué un bon choix d’exemples et un traitement rigoureux des faits de langue. Soulignons aussi une mise en page agréable qui permet une bonne visualisation des exemples. La démarche des auteurs trouvera certainement des adeptes. Adrian Chircu ★ Andreas Dufter, Typen sprachrhythmischer Konturbildung, Tübingen (Niemeyer) 2003, 250 p. (Linguistische Arbeiten 475) Andreas Dufter beschäftigt sich in seiner Dissertation mit den Typen sprachrhythmischer Konturbildung. In der Rhythmusforschung unterscheidet der Verf. zwei traditionelle Forschungsrichtungen: zum einen die Isochronieforschung, die ihre rhythmische Typologie silben- und akzentzählender Sprachen rein temporal definiert, und zum anderen die Metrische Phonologie, deren Rhythmizitätsbasis akzentuell zu interpretieren ist. Trotz dieser sehr eindimensionalen Sichtweise der Rhythmusbeschreibungen erheben die traditionellen Forschungsansätze Anspruch auf eine universell gültige Beschreibung der Rhythmusphonologie. Diesem Anspruch können sie nach Ansicht Dufters jedoch nicht gerecht werden. Das Ziel des Autors ist es daher, eine universell gültige phonologische Typologie verschiedener sprachrhythmischer Konturen zu entwerfen, die sowohl die Zeitals auch die Prominenzstruktur berücksichtigt, und die durch externe Befunde aus anderen Forschungsbereichen wie der experimentellen Phonetik, der Psycholinguistik und der poetologischen Metrik untermauert werden kann. Im Folgenden soll der Aufbau des Buches näher betrachtet werden, wobei das Augenmerk zum einen auf die Darstellungen der traditionellen Forschungsrichtungen und zum anderen auf die neue Typologie Dufters gelegt wird. Die vorliegende Monographie besteht aus einer Einleitung (1-3), vier Hauptkapiteln und einer Zusammenfassung (209-10). Den Abschluss bilden eine umfassende Bibliographie (211-43) sowie eine Registerangabe (245- 49). Nach einer kurzen Einleitung mit einem Überblick über die Zielsetzung und die Vorgehensweisen des Verf. stellt Dufter in Kapitel 1 (Konzeptionen von Sprachrhythmus) sowohl die Vorgeschichte (1.1) als auch die zwei traditionellen Forschungsrichtungen der Rhythmusphonologie vor (1.2 und 1.3). Dufter führt in Kapitel 1.1 aus, dass sich Platon, Aristoxenes von Tarent, Quintilian u. a. bereits in der Antike unter philosophischem Aspekt mit dem Thema Rhythmus und dessen Funktion beschäftigten. Des Weiteren stellt Dufter einige wichtige Arbeiten und Ansichten zur Rhythmusforschung vor, bezüglich derer Autoren wie Beauzée, Kloppstock, Humboldt und Sievers zu nennen sind. Der Verf. weist jedoch auch auf ein gewisses «Desinteresse an einzelsprachlicher und sprachvergleichender Rhythmusforschung in der Linguistik» (9) hin, das vor allem von Saussure, Chomsky und Halle vertreten wurde. In Kapitel 1.2 (Rhythmizität als Isochronie) geht Dufter zunächst auf die Isochronieforschung ein. Rhythmizität wird hier als temporale «Abfolge von Gleichem» (1), d. h. als 224 Besprechungen - Comptes rendus